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Les Journées de la Schizophrénie auront lieu du 17 au 24 mars 2018 sur le thème de l'intégration. Plus de 200 événements seront organisés en France, en Suisse et dans différents pays d'Afrique.

Les associations membres du Collectif schizophrénies s’associent à cette campagne, et, dès cet hiver, les bénévoles de SCHIzo'Jeun'S, Schizophrénie de l'Enfant, schizophrénie précoce, sont présents sur les marchés de Noël de Château-Gontier pour faire bouger les mentalités, en compagnie de Mademoiselle Schizophrénie, symbole de la déstigmatisation.

 

Ouest France leur a consacré un article dans son édition du dimanche 10 décembre













 

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Une adhérente de PromesseS a mobilisé BNP Paribas Cardif, son entreprise, ainsi que ses collègues au profit de notre association lors d’une course  solidaire organisée le 13 octobre.


Nous avons été très heureux d’apprendre que plus de 80 personnes avaient participé à cet événement, dans un grand élan de solidarité.

Au total, 2 000 euros ont été recueillis au bénéfice de PromesseS.

Un grand merci à tous pour cette action généreuse !

 

 
Pour plus d'informations sur la politique de BNP Paribas Cardif en matière de handicap, cliquez sur l'image à droite.
 

Nous relayons la pétition de SOS Psycophobie

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Le 30 septembre, Laurent Baffie intervient "vêtu" d'une camisole de force dans l'émission "Salut Les Terriens", sur la chaine C8.

Dans cette séquence, il revient sur la polémique suscitée par son attitude à l'égard de Nolwenn Leroy lors de l'émission précédente.

 En résumé, il explique que "C'est pas bien de tripoter une fille sans son consentement" et que "son médecin lui a prescrit de porter une camisole pour éviter de le refaire".

Cette séquence est scandaleuse et psychophobe (stigmatisante envers les personnes atteintes de troubles psychiques), pour les raisons suivantes :

- Encore une fois, la camisole de force et toute l'imagerie de la psychiatrie sont utilisées comme un ressort comique et argumentatif.

 - Encore une fois, la contention en psychiatrie est banalisée et scénarisée, alors qu'elle est une réalité douloureuse et traumatisante pour de nombreuses personnes hospitalisées, et qu'elle est pointée par de

nombreux collectifs et associations comme étant une pratique évitable et inutilement violente pour les patient.e.s.

 - Encore une fois, on tire un lien erroné et scandaleux entre le fait d'outrepasser le consentement d'une femme et "être un fou". Cette image du "fou dangereux", qui va abuser, violer, voire tuer des gens est extrêmement préjudiciable aux personnes vivant avec un trouble psychique, car elle génère une peur qui débouche sur un isolement social.

La maladie psychique n'est ni un sujet de blague, ni un ressort argumentatif. C'est un ensemble de maladies sérieuses, bien réelles, qui ont un impact important sur la vie des personnes touchées. De nombreuses personnes en meurent chaque année.

 Il ne viendrait à l'idée de personne de faire ce genre de blague ou de pirouette argumentative avec le cancer ou d'autres maladies dites "physiques", et il est plus que temps que la maladie psychique soit évoquée avec le même respect.

 

 

Cliquez ici pour signer la pétition

En outre, si vous voulez attirer doublement l'attention du CSA sur cette séquence, vous pouvez utiliser le lien suivant :
http://www.csa.fr/Services-en-ligne/Formulaire-pour-signaler-un-programme

En donnant les informations suivantes :
Votre message concerne : une émission TV en soirée
Nom du média : C8
Date de l'émission : 30.09.2017
Horaire de l'émission : 19h05 - 21h
Titre de l'émission : Salut les Terriens
Votre message : La séquence de Laurent Baffie vêtu d'une camisole de force est stigmatisante envers les personnes atteintes de troubles psychiques. Elle banalise la contention. En outre, le fait que Baffie l'utilise pour "s'empêcher d'avoir des comportements d'abuseur" donne l'image que les "fous-folles" sont dangereux.ses et violent.e.s

Dernier épisode d’un été au cours duquel la stigmatisation des personnes concernées par les troubles psychiques a été particulièrement virulante, la Une scandaleuse du dossier publié par La Provence le 5 septembre « Comment la société les gère – Les barjots, les schizos et les autres ... ». Elle a suscité de nombreuses réactions d’associations et de professionnels de santé, notamment de psychiatres, conduisant plusieurs journaux à traiter de la stigmatisation.

Quelques réactions

  •  « Maladies psychiques, la violence des stéréotypes »  publié dans La Croix du 7 septembre. Pierre Bienvault cite à cette occasion l’étude réalisée par le cabinet l’ObSoCo, mandaté par PromesseS - Lire l'article
     
  •   « La presse est-elle devenue folle ? » publié par le  JIM (Journal International de Médecine) le 8 septembre, se fait écho de l'article de La Croix - Lire l'article

 

Nicolas Rainteau, interne en psychiatrie au CHU de Montpellier, a lancé sur les réseaux sociaux une lettre ouverte très suivie sur  « la stigmatisation constante de la schizophrénie ». Son action a été relayée par :

  • Le Midi-Libre du 16 septembre, sous le titre « Coup de gueule contre les clichés de la schizophrénie » - Lire l'article
  • Le Monde qui a publié le 27 septembre sa tribune « La stigmatisation de la schizophrénie une double peine pour les malades » - Lire l'article
     
  • France Bleu Hérault le 25 septembre, émission L'invité de 7h 50 - Ecouter

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Le Collectif Schizophrénies, dont fait partie PromesseS, s’est insurgé, contre la séquence "L’asile/La cellule capitonnée" présentée cet été à l’émission Fort Boyard : entravé par une camisole de force, un candidat est enfermé dans la Cellule capitonnée du Ford, taguée de « No Future » « help », « SOS » … Pour récupérer la clé avec la bouche, il doit se contorsionner à « en devenir fou ». Madame Adeline Hazan (CGLPL) a été sollicitée ; le CSA et le Défenseur des droits ont été saisis.

Finalement, le CSA a publié  le 11 septembre une mise en garde à l’encontre de France Télévisions.

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Notre commentaire

 
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Nous sommes satisfaits que notre tribune dans le Monde, nos courriers à Mme Adeline Hazan (CGLPL) et au CSA aient enfin contribué, avec toutes les autres mobilisations d’ associations d’usagers et de proches, mais aussi de professionnels de santé, à une réaction officielle.

Nous regrettons que toutefois qu’il faille encore de nos jours « déplacer des montagnes » pour obtenir que soit reconnu « le caractère caricatural et stigmatisant à l’égard des personnes souffrant de troubles psychiatriques ou psychiques » d’une émission dite de divertissement prétendant décrire « un univers de fiction comme beaucoup d’autres » mais représentant sur le fond des situations quotidiennement vécues dans les hôpitaux en psychiatrie. Le tout sur un chaîne de service public …

 

Cette mise en garde du CSA à l’égard de France Télévisions est l’occasion de signaler l’article « Comment Fort Boyard m’a rendu fou » publié sur son blog "Comme des fous" par Joan, qui s’est lui aussi largement mobilisé tout l’été contre la séquence  de "L’asile/La cellule capitonnée"

Lire Comment l'asile de Fort Boyard m'a rendu fou

A signaler également, l’article qui lui a été consacré par Pierre Bienvault dans La Croix du 19 septembre sous le titre « Comment l’asile de Fort Boyard m’a rendu rendu fou »

« En juillet, Joan, animateur d’un blog sur la folie, a dénoncé une séquence stigmatisante dans l’émission « Fort Boyard ». Il a fini l’été hospitalisé en psychiatrie.

Pendant un mois, Joan a disparu des réseaux sociaux. Puis, la semaine dernière, cet architecte de 29 ans s’est remis devant son ordinateur pour écrire un billet sur le blog, « comme des fous », qu’il a lancé il y a presque deux ans. Un blog qu’il coanime avec d’autres personnes atteintes de troubles psychiques pour « changer les regards sur la folie ». Dans ce billet, Joan raconte une histoire douloureuse et teintée d’amertume. « Comment l’asile de Fort Boyard m’a rendu fou », écrit-il en évoquant une polémique qui a mobilisé le monde de la santé mentale durant tout l’été. »

Lire ICI la suite de l’article de La Croix

 

La Croix publie dans son édition du 22 août un article suite aux déclarations récentes de Gerard Collomb, ministre de l’Intérieur qui souhaite « mobiliser les hôpitaux psychiatriques et les psychiatres libéraux » pour identifier les individus radicalisés et « repérer l’ensemble de ces profils qui demain peuvent passer à l’acte ». Pierre Bienvault s’interroge et interroge des psychiatres sur le bienfondé des déclarations du ministre. Il donne également la parole à Bénédicte Chenu de PromesseS qui déplore cette « polémique décourageante »

Cliquez ici pour lire l'article 

Le Collectif Schizophrénies, associé à d’autres associations d’usagers, a publié, avec le soutien de professionnels de santé, une tribune dans « Le Monde » au sujet de l’épreuve « La cellule capitonnée » de Fort Boyard.

Tribune. Depuis le 24 juin, l’émission « Fort Boyard » diffuse une ­séquence intitulée « L’asile », rebaptisée « La cellule capitonnée » : dans ce jeu, le candidat, d’abord entravé par une camisole de force, est enfermé dans une salle capitonnée sans porte de sortie, sous des caméras de surveillance. Il doit se secouer et se contorsionner, à « en devenir fou », pour ­reprendre les termes de la production.

Pourquoi, alors que cette séquence bouleverse tant de téléspectateurs, de personnes concernées, familles, proches et professionnels de santé, la ­direction de France 2 n’envisage-t-elle pas une seconde sa suppression ?

Pourquoi, alors qu’un colloque, « Handicaps et médias », était organisé dans les locaux de France Télévisions, cinq jours après sa première diffusion, en présence de Delphine Ernotte et de représentants du ministère de la culture, du secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées, du Conseil supérieur de l’audiovisuel, n’avons-nous encore entendu aucune voix s’élever contre cette épreuve qui stigmatise la maladie et le handicap psychique ?

Comment est-il possible que des responsables chargés de programmes de divertissement aient pu, en conscience, valider un tel scénario ? Comment un service public censé être ­vigilant sur les risques de discriminations, racismes et atteintes à la dignité des personnes peut-il être aussi loin de la société ? « Fort Boyard » aurait-il enfermé des candidats ayant eu une autre pathologie ou handicap ?

« Quel est le message adressé aux jeunes qui n’osent pas consulter du fait des représentations désastreuses des troubles psychiques dans la société ? »

Pourquoi conforter auprès du grand public des fantasmes de « fou ridicule » ? Selon toutes les études, la stigmatisation est la première cause de souffrance, de retard de soins et d’exclusion des personnes touchées par des troubles psychiques. Pourquoi alimenter une nouvelle fois les pires clichés sur les...

Lire la suite ICI

Les signataires

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Suite à la parution de « Fort Boyard : la maladie mentale n’est pas un jeu », le professeur Antoine Pelissolo, chef de service à l'hôpital Henri Mondor de Créteil (Val-de-Marne), et co-signataire de cette tribune parue dans « Le Monde », déplorait sur France Info l'image très choquante véhiculée par cette émission dite de divertissement

Ecouter ici son intervention sur France Info

Intitulée « l’Asile » la nouvelle épreuve du jeu télévisé Ford Boyard a scandalisé les familles de personnes souffrant de troubles psychiques.

Cliquez ici pour lire le témoignage  de Schizo'Jeun'S, paru dans le Maine Libre

Un collectif d'associations de malades psychiatriques va porter plainte contre France 2 à cause d'une nouvelle épreuve du jeu d'aventures

Les associationsde malades psychiatriques ne comptent pas en rester là. Indignés par la diffusion de la séquence l'Asile, de l'émission « Fort Boyard » sur France 2, un collectif de lutte contre la stigmatisation de la schizophrénie et l'Union nationale de familles et amis de personnes malades et handicapés psychiques (Unafam) s'apprêtent à déposer plainte pour « injures publiques » et « discrimination ».

La nouvelle épreuve du jeu télé a été diffusée, pour la première fois, le 24 juin. Pour pénétrer dans l'Asile, le candidat doit enfiler une camisole de force, remis par l'animateur Passe-Muraille, rebaptisé Docteur Muraille. Il s'adosse ensuite à une porte à bascule automatique avant d'arriver dans une pièce capitonnée aux allures de chambre d'isolement d'un hôpital psychiatrique. Le candidat atterrit sur un matelas sommaire jonchant le sol à côté de toilettes et d'un seau. Sur les murs, éclairés par une lumière aveuglante, des mots anxiogène ont été tagués : « Why ? », « Help », « SOS », filmé par une caméra. Et des bruits de cris en fond sonore alimentent l'ambiance anxiogène. Pour sortir de la pièce et gagner l'épreuve, le candidat, les bras immobilisés, doit se secouer pour faire tomber des boules collées à sa camisole. Une fois sur le sol, il les récupère avec la bouche.

Lire les témoignages de Bénédicte Chenu de PromesseS et de Béatrice Borel, présidente de  l’UNAFAM sur le site du Parisien

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On en apprend de belles ! Il paraît que l’émission Fort Boyard sur France 2 propose en 2017 une nouvelle épreuve intitulée « L’asile », pour s’amuser comme des fous !!

« En passant la porte d'entrée du Boyard Psychiatric Hospital, le candidat se retrouve dans un sas, où Passe-Muraille lui enfile une camisole de force. Sur le vêtement sont accrochées plusieurs petites balles blanches et rouges.  Après cette étape, le candidat se positionne sur une porte à bascule automatique, qui l'envoie directement dans une salle capitonnée fortement éclairée, avec uniquement des caméras de surveillance …

Pour ressortir de la salle capitonnée et récupérer la clé dans la première partie de la cellule, le candidat doit se secouer, se contorsionner et se frotter contre les murs, afin de décrocher (sans les mains évidemment) les 4 balles rouges présentes sur sa camisole .…

Mais dans cette salle capitonnée sans porte de sortie, les candidats deviennent fous rapidement ! Pour compliquer la tâche, l'ensemble la cellule tourne sur elle-même. Le candidat se retrouve à marcher sur les murs ou au plafond !.. »

Voici une émission vraiment comique qu’il faudrait absolument recommander aux hôpitaux psychiatriques et aux salles d’attente des CMP, ou des cabinets de psychiatres.

Cela plaira certainement beaucoup aux personnes qui un jour sont arrivées en urgence dans les lieux de soins.

Ceux à qui on a fait enfiler, après les avoir plaqués au sol, une camisole de force pour pouvoir les attacher plus facilement dans une chambre d’isolement vont certainement apprécier de pouvoir revivre cette expérience si drôle et qui leur a certainement beaucoup apporté : confiance dans l’hôpital et dans les personnes chargées des soins, envie d’accepter des traitements avec un début si prometteur, espoir dans la vie …

Ah oui c’est sportif ! vont-ils penser en regardant les candidats se débattre dans la  cellule 120 de Fort Boyard  …

C’est « excellent » aussi pour les jeunes fragiles, qui devraient consulter mais n’osent pas car les troubles psychiques ont une si mauvaise image dans la société qu’ils préfèrent supporter leur mal-être … (5 à 7 ans de retard pour le diagnostic de schizophrénie par exemple, une perte de chance inestimable pour préserver la vie de ces jeunes et sauvegarder leur évolution, leur environnement social et leurs perspectives d’avenir.)

Certains producteurs de télévision ne manquent pas de sens de l’humour ! Ils savent sans doute que ce qu’on appelle joliment « L’isolement thérapeutique » est en augmentation en France.

Ce serait super drôle aussi pour 2018 de proposer aux téléspectateurs une salle d’opération avec une personne qui se débat pour survivre à un infarctus ou une réduction de fracture déplacée du tibia (sans anesthésie bien sûr !) … Et puis il y a encore plein d’autres sujets liés à la santé ou au corps humain … Alors on pourrait changer le titre de l’émission et l’appeler Fort Boyaux …

Au fait, pourquoi ne pas les donner à manger aux lions ?


PromesseS

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Un décret d'importance majeure pour toutes les personnes vivant avec une schizophrénie est paru au JO du 29 juillet dernier. 
Pour la 1ère fois dans un texte officiel, il est inscrit que le rétablissement est l'objectif des soins. 

Le Collectif Schizophrénies est heureux et fier d'avoir contribué à la rédaction de ce texte au sein du Conseil National de Santé Mentale et remercie tous ceux qui ont permis sa publication. 

Le travail se poursuit en vue d'obtenir maintenant que ses avancées se concrétisent sur le terrain.

Accéder au texte du décret sur legifrance.gouv.fr

Les associations du Collectif Schizophrénies souhaitent la publication du décret réformant les soins en psychiatrie, qui acte notamment la nécessité des thérapies psychosociales.

Les derniers chiffres de l'Assurance-maladie le rappellent : la santé mentale, avec 7  millions de personnes et des dépenses de 19,3  milliards d'euros, pèse en France plus lourd que le cancer. Elle est pourtant loin de bénéficier d'une mobilisation collective à la hauteur.

La schizophrénie est emblématique de ce traitement de défaveur. Peu de Français connaissent la vraie nature de cette maladie du cerveau, son ampleur (600  000 personnes, touchées - en majorité entre 15 et 25 ans) ou encore les prises en charge recommandées. Pour ces jeunes, la maladie est sévère, et, dans bien des cas, en France, le système de soins aggrave les choses.

Notre service public de la psychiatrie présente un statut d'exception en médecine  : aussi incroyable que cela puisse paraître, il dispense ses soins sans protocole, sans guide de bonnes pratiques et sans évaluation de résultats. Concrètement, les prises en charge sont la chasse gardée de la seule psychiatrie et se déroulent bien souvent selon un même scénario : des hospitalisations brutales et des soins bornés à la prescription de médicaments. Elles aboutissent à un même résultat  : n'offrir aux malades d'autre horizon que de végéter sans projet ni avenir.

Malgré les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la France continue de concentrer ses moyens sur l'hôpital psychiatrique. Elle se classe ainsi en queue des pays occidentaux pour la prise en charge hors institutions (27e sur 30). Les hospitalisations sans consentement y augmentent constamment avec, de façon corollaire, la banalisation des pratiques de contention et d'isolement. 40  % des personnes atteintes de schizophrénie font une tentative de suicide. Comment ne pas s'interroger sur la prise en charge quand la France enregistre globalement une surmortalité par suicide considérable par rapport à l'Europe (+  44  %)  ?

Cliquez ici pour lire la suite 

Le Professeur Jean-Pierre Olié et le Professeur Marie-Odile Krebs s'expriment suite à la publication de la tribune du Collectif Schizophrénie dans Le Monde du 14 juin 2017.

"La Tribune parue le 14 juin dans Le Monde sous le titre « La santé mentale une chose trop grave pour être confiée aux seuls psychiatres » doit retenir l'attention de tous : en raison des dépenses engagées (près de 20 milliards d'euros) et de la critique émise sur la réponse sanitaire et médico-sociale offerte dans notre pays. Sans oublier bien sûr l'impact des souffrances psychiques des personnes malades pour elles et leurs familles."

Cliquez ici pour lire la suite sur le site de la Fondation Deniker

Evandelia Valladier (Psychologue clinicienne, hôpital Louis Mourier à Colombes), Olivier Canceil (Psychiatre, Chef de Pôle EPS Maison Blanche) Alain Moreau (Cadre de santé, Clinique MGEN Reuil-Malmaison ) animateurs du réseau Profamille ainsi que Marie-Hélène Taieb (PromesseS) participaient ce mercredi 28 juin à l’émission Les Témoins d’Outre-Mer sur France Ô, consacrée à Profamille et la schizophrénie.

Pour réécouter « Schizophrénie : une nouvelle approche porteuse d’espoir », cliquer sur ce lien

Pour en savoir plus sur Profamille, cliquez ici

Pour trouver votre contact sur la carte des centres Profamille, cliquez ici

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Vous trouverez ci-dessous un lien vers le podcast du magazine Priorité Santé, sur RFI, consacré à la schizophrénie le 22 février dernier, avec pour invités :

Mme Véronique Antoine, Vice Présidente de l’Association Promesses, membre du Collectif Schizophrénies

Dr  Méja Andrianarisoa, Psychiatre au Centre Expert Schizophrénie du groupe hospitalier universitaire Henri Mondor à Créteil en région parisienne et dans l’équipe INSERM U955 de psychiatrie translationnelle. Membre de la fondation Fondamental

Pr Josiane Ezin-Houngbè, Chef du service psychiatrique du Centre National Hospitalier universitaire Hubert K Maga de Cotonou au Bénin – PAR TELEPHONE

Priorité Santé est une émission quotidienne présentée en direct par Claire Hédon sur RFI (Radio France Internationale), consacrée à la santé dans le monde, qui parle aussi bien de pathologies que de questions d'accès aux soins et de système de santé et de sujets psy ...

http://www.rfi.fr/emission/20170222-schizophrenie

Vous trouverez ci-dessous un lien pour écouter  l’intervention de Marion Paoli  le 3 février 2017, sur VIVRE FM, au nom de PromesseS et du Collectif schizophrénie. 

Cet entretien a eu lieu suite au communiqué du Collectif appelant les candidats à l'élection présidentielle à publier un programme sur la santé mentale.

Cliquez ici pour accéder au podcast sur VIVRE FM

 

Lettre ouverte aux journalistes qui emploient le mot Schizophrénie 

 

 

 
 
STOP
 
 

L’Association PromesseS déclare la guerre aux journalistes et aux hommes politiques qui enferment parce qu’ils veulent écrire « un bon mot » et leur suggère vivement de s’informer avant d’employer le mot Schizophrénie.

Si le film SPLIT de Night Shyamalan, permettait cette mise au point salutaire ce serait enfin un point positif.

 
 
 
 
 
              SPLIT
 
 
 
 

 

L’image que la société se fait de la schizophrénie à travers les médias met gravement en danger les chances de rétablissement des personnes qui en souffrent.

En prétendant que Kevin, le héros du film Split est un « dangereux schizophrène », vous prouvez que vous n’avez pas vu le film.  A aucun moment il n’y est évoqué de schizophrénie mais des « troubles dissociatifs de la personnalité ». Or, la schizophrénie n’a rien à voir avec le dédoublement de personnalité. C’est une autre maladie.

Sans doute êtes-vous totalement ignorants de ces réalités.

Alors renseignez-vous [1]

Car votre ignorance contribue à donner une fausse image des personnes et se répercute de façon tragique sur leur vie et celle de leur entourage. En ranimant constamment dans l’opinion publique les mêmes clichés, en contribuant à la stigmatisation rampante, votre ignorance constitue indirectement un frein à l’accès aux soins ; elle alourdit encore le poids supporté par ceux qui vivent avec cette maladie ; elle renforce les murs dressés par le désintérêt général contre une démarche ambitieuse de modernisation de la politique de santé mentale.

Alors, elle réveille insidieusement un réflexe d’enfermement et d’exclusion des personnes qui vivent avec une schizophrénie.

Cette absence de rigueur dans le choix des mots que vous employez vous rend, vous les journalistes, partiellement responsables des chiffres alarmants relevés en matière de soins sans consentement, multipliés par deux en 10 ans, ainsi que de l’hospitalisation contre leur gré de 92 000 personnes par an.

Pour des journalistes dits de culture, quelle ironie !

Et de vous retrouver souvent indignés quelques colonnes plus loin par ces pratiques que vous inspirez …

Vous ignorez sans doute aussi que l’usage du mot schizophrénie dans les médias se retrouve majoritairement dans des articles culturels, à propos de films ou de livres, et dans lesquels il est corrélé avec des idées fausses, comme la violence ou le dédoublement de la personnalité. Ceci a été mis en évidence dans une étude menée pour le compte de notre association et que nous tenons à votre disposition.

Cette dérive fâcheuse est étonnante alors que ces maladies touchent une personne sur 100 en France, soit avec les proches, 2 millions de personnes ; n’êtes-vous pas concernés ?

Votre pouvoir est immense, choisissez vos mots,

Laissez les mots chics, les mots chocs. Soyez à la hauteur et combattez les idées reçues avec nous.

 

Bénédicte Chenu

Association PromesseS

 

 
 
 
 
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Affiche d’une campagne menée en Suisse en 2013 par l'association "Les Journées de la Schizophrénie"
 
 
 
 

 

 


JIM – Journal International de Médecine publie ce samedi 25 mars 2017 une tribune du Collectif Schizophrénies qui alerte les candidats à la présidentielle sur la situation désastreuse de la santé mentale en France.

Cliquez ici pour lire l’article 

 
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A l’attention du candidat à la Présidence de la République :

Faire évoluer les conditions de prise en charge de la schizophrénie en France, une urgence pour des milliers de malades et leurs familles, un enjeu majeur de santé publique, une ambition réaliste pour notre pays.

Monsieur le candidat à l’élection présidentielle ;

La schizophrénie est une maladie grave et fréquente, connue depuis bien longtemps sur l’ensemble du globe. Elle engendre des troubles qui touchent le fonctionnement du cerveau , lequel décroche en quelque sorte du « réel ». Sa gravité est accentuée par le « défaut d’insight » c’est à dire que le plus souvent le malade ne se perçoit pas comme tel. Au delà de ces éléments de difficulté, la stigmatisation et le rejet social, comme ce fut le cas en d’autres temps pour le cancer ou le sida, sont si prégnants que les progrès, pourtant identifiés comme possibles, décrits et préconisés à longueur de rapports publics, piétinent, voire reculent. Or tout est là ou presque…

Comment admettre ce scandale ; une prévalence très élevée (de 0,6 à 1% de la population générale, soit près de 600 000 malades en France), et des coûts eux aussi élevés supportés par la société, ne suffisent pas à déclencher le plan d’action efficace et coordonné dont on connaît pourtant la teneur et qui permettrait d’éviter trop de morts par suicide, et de venir à bout de conditions souvent déplorables faites aux malades ? Comment constater sans colère que nos voisins s’en sortent nettement mieux ?

En France, et même s’il convient de saluer les efforts et les avancées bien réelles de quelques équipes courageuses et innovantes, on constate de graves dysfonctionnements :

  • retard au diagnostic de 5 à 7 années en moyenne ;
  • taux de suicide particulièrement élevé, perte de 20 à 25 années d’espérance de vie ;
  • grande disparité géographique de l’accès à des soins de qualité, absence d’évaluation des pratiques médicales de chacun des secteurs ;
  • pratiques inacceptables, contention, isolement, car trop répandues ;
  • sous-développement de l’accompagnement psychosocial des patients et des politiques de réinsertion (emploi, logement, sport adapté…) ; s’agissant d’une maladie chronique elle ne peut et ne doit pas être appréhendée sous le seul angle médical ;
  • manque de formation continue des équipes médicales, manque de coordination des équipes de terrain;
  • charge gigantesque supportée par les familles ;
  • recherche médicale dédiée squelettique et sans rapport avec les enjeux.

Cette maladie fauche chaque année près d’un adolescent sur 100, fille ou garçon, de 15 et 25 ans dans tous les milieux sociaux. Un processus de décrochage se met en route, les amis s’éloignent, les études sont abandonnées. La prise en charge à l’hôpital est souvent brutale et cauchemardesque. L’adolescent confronté à une condensation de drames humains, est sommé d’accepter pour la vie entière des traitements aux effets secondaires violents. « Relâché » sans projet et sans avoir compris ce qui lui arrive, il arrête très souvent son traitement. La rechute le reconduit à l’hôpital, le pronostic s’assombrit. Les soignants sont si habitués à ce scénario qu’ils n’en envisagent guère d’autre.

Or d’autres scenarii sont possibles ! Plus optimistes pour les patients et leur famille, moins couteux pour la société ! Le chantier est vaste, mais il est possible ! Les hospitalisations pourraient  baisser avec une attention plus grande portée à la prévention et aux phases amont de la maladie, comme au suivi des patients « hors les murs » . Aux côtés des traitements médicamenteux il existe désormais des thérapies familiales, des programmes de réhabilitation psycho-sociales, qui permettent d’accompagner le malade dans ses difficultés fonctionnelles, comme le fait la rééducation pour d’autres pathologies. Cette voie est porteuse d’espoir pour les malades comme pour les proches (programmes «Profamille »…).

Elle a apporté la preuve de son efficacité et de sa rentabilité. Les soignants peuvent eux aussi bénéficier de formations qui leur permettent d’actualiser leur pratique, d’humaniser les situations de crise (formation Oméga). Le rétablissement et la réinsertion sont aujourd’hui possibles au prix d’une autre vision de la prise en charge. Les moyens concentrés sur l’hôpital peuvent être redéployés vers le « soin de proximité » à condition qu’il soit bien réel, diversifié, coordonné et adapté à chaque patient.

Le « rapport Laforcade » publié en octobre 2016, dresse cet état des lieux dans le détail. Grâce à la mise en place du CNSM, (Conseil National de la Santé Mentale) auquel a été associé le « collectif shizophrénie » dont notre association est partie prenante, il est aujourd’hui concrétisé par un décret d’application de la loi « Santé Mentale ». Son adoption est imminente, et ses recommandations seront accompagnées d’une note d’instruction aux Agences Régionales de Santé (ARS).

Ce décrêt marque l’aboutissement de longues années d’un travail remarquablement coordonné des acteurs concernés. En cette période d’élection présidentielle, nous attendons le courage et les engagements indispensables du futur Président de la République, pour garantir la poursuite du mouvement engagé avec une attention particulière portée aux aspects suivants de ce combat :

  • prise de conscience au plus haut niveau de la question spécifique de la schizophrénie ;
  • déstigmatisation et formation : il s’agit de faire connaître et dédramatiser cette maladie par des campagnes d’information «grand public», notamment dans les milieux scolaires concernés par la tranche d’âge ;
  • prévention : les avancées de la recherche sur les causes multi-factorielles de la maladie, doivent conduire à des politiques de prévention dès le plus jeune âge ;
  • orientation précoce : le clivage médecine de ville / hôpital, responsable d’une orientation trop tardive des malades vers les services compétents doit enfin trouver ses passerelles ;
  • soins : l’application du décrêt relatif à la loi sur la Santé Mentale sur l’ensemble du territoire français est tès attendue avec la mise en place d’une politique d’évaluation des pratiques ;
  • recherche : un immense retard est à combler, les programmes de recherche allant de la génétique à la thérapeutique doivent être absolument être relancés et soutenus ;
  • budget : l’hémorragie continue des moyens dédiés doit être stoppée, et ceux-ci  redéployés en vue d’un maillage de proximité des compétences au plus près des patients.

Il aura fallu qu’un jeune dirigeant d’une entreprise du CAC 40 évoque avec émotion et bienveillance la vie et la mort de son frère souffrant de cette maladie, pour que la communauté des « oubliés de la schizophrénie » reprenne espoir : enfin un « coming out » courageux qui affronte sans honte ni culpabilité la chappe de plomb et le tabou qui pèsent comme une double peine sur les malades et leurs familles !

Ce silence est d’un autre âge et nous n’en voulons plus. La schizophrénie est une maladie comme les autres. Elle doit être connue et reconnue, il faut en parler. Comme les autres elle abime le fonctionnement d’un organe de notre corps, en l’occurence le cerveau. Comme les autres grâce à la recherche, elle peut être mieux évitée, mieux dépistée et mieux soignée. De nombreuses vies sont à sauver avec un effort coordonné de tous, et une indispensable considération « décloisonnée » du malade tout au long de son parcours de vie.

Veuillez recevoir, Monsieur le candidat à l’élection présidentielle, l’expression de notre haute considération et de tous nos espoirs fondés sur votre attention au renouvellement des politiques publiques.

 

Association PromesseS, le 31 mars 2017

 
 
 
 

 

En ces temps pré-électoraux, il est important d’interpeller les candidats à l’élection présidentielle afin qu’ils se positionnent sur la question de la santé mentale :

  • L’appel de l’Unafam, de la fédération Santé mentale France et l'association Aire (Association des instituts thérapeutiques éducatifs et pédagogiques Itep et de leurs réseaux) demandant aux candidats à l'élection présidentielle d'intégrer dans leurs programmes un “véritable plan psychique”.
  •  Le Consensus de Blois issu d'un colloque organisé dans cette ville en novembre 2016 par l'Uniopss et ses partenaires, Santé Mentale France et l’Adesm (Association des établissements du service public de santé mentale). Il s’agit d’un plaidoyer en faveur de 11 défis prioritaires et 8 propositions d’évolution concrètes de la politique de santé mentale.
  • L’appel du Collectif Schizophrénies qui s'étonne que le sujet de la santé mentale demeure absent des programmes électoraux, demande aux candidats de faire connaître leurs positions, et relaye la pétition de Solidarité Réhabilitation « Partis politiques, candidats à l'élection présidentielle, publiez votre programme pour la santé mentale ».

Pour connaître et partager ces appels, rendez-vous sur le site www.Infirmiers.com qui les recense tout en présentant par ailleurs les candidats ayant évoqué le thème de la psychiatrie dans leur programme.

 

  • L’Appel des psychiatres et médecins du CH Le Vinatier (Lyon-Bron) inquiets sur l’avenir de leur mission

Nous, psychiatres et médecins du Centre Hospitalier Le Vinatier (Lyon Bron), au nombre de 166 signataires, sommes confrontés actuellement à une dégradation des conditions de prise en charge des patients. Nous exprimons notre très grande inquiétude sur l’avenir des missions de la psychiatrie publique, nos craintes à pouvoir maintenir des soins de qualité et de proximité dans les dispositifs de secteur et à prendre en charge les populations les plus démunies.

Cliquez ici pour lire la suite de l'appel