Les Schizophrénies - PROMESSES
PromesseS utilise des cookies pour vous offrir le meilleur service possible. En continuant votre navigation, vous en acceptez l'utilisation.

LITTÉRATURE ET SCHIZOPHRÉNIES

La maladie

La schizophrenie en BREF

La schizophrenie en BREF

La schizophrénie est une maladie qui affecte le système nerveux central, altère les fonctions cognitives (mémoire, perception, appréciation) et trouble le cours de la pensée.

600 000 personnes en souffrent en France. Dans le monde, 1% de la population est atteinte, toutes cultures et tous milieux confondus.

Les jeunes sont les premiers concernés. La schizophrénie se déclenche le plus souvent à partir de 15 ans.

Ses premiers signes sont peu spécifiques :

  • Repli sur soi, isolement, perte d’intérêt, décrochage scolaire
  • Trouble de l’attention, de la concentration, de la mémoire
  • Difficulté à exprimer des émotions et à communiquer 
  • Insomnies ou inversion du rythme du sommeil
  • Usage régulier de substances (cannabis, alcool, tabac)

En phase aigüe, les symptômes les plus typiques sont le sentiment de déréalisation, les hallucinations, les idées bizarres ou délirantes, une angoisse et une souffrance intérieure intenses.
La schizophrénie est l’une des premières causes de suicide des jeunes.

Un traitement médicamenteux spécifique et précoce est indispensable.
Ce traitement est bénéfique dans 80% des cas, accompagné d’une psychothérapie, d’une éducation thérapeutique, d’un entrainement cognitif spécifique et du soutien de l’entourage pour un meilleur rétablissement.

Que peut-on faire ?

  • S’informer et informer sur la maladie
  • Orienter vers un spécialiste (psychiatre) ou une structure appropriée
  • Reconnaître la souffrance et le courage des malades
  • Les aider à reconquérir espoir et estime de soi
  • Les soutenir et les accompagner vers l’insertion sociale et professionnelle

Pour en savoir plus :

Schizophrénie. Dossier réalisé par le directeur de recherche de l’unité 894 de l'Inserm, chef de service, SHU, HOPITAL SAINTE-ANNE

Le Psycom est un organisme public d'information, de formation et de lutte contre la stigmatisation en santé mentale.
http://www.psycom.org/Troubles-psychiques/Schizophrenies

 

D'autres informations utiles sont également disponibles sur ce site à la rubrique Kiosque/Les schizophrénies

 

FAQ - 12 Questions 12 Réponses essentielles sur la maladie

12 Questions, 12 Réponses essentielles sur la maladie

Faute d’information, des clichés éculés et des idées fausses restent véhiculés dans les médias et la société. Le mot « schizophrénie », utilisé à tort et à travers dans le langage courant donne lieu à des interprétations fausses. Le grand public a souvent des conceptions erronées ou floues sur la maladie, ses causes, ses symptômes et sur la manière de les prendre en charge.

Voici 12 questions / 12 réponses pour (re)mettre les idées en place

1. Combien de personnes sont-elles touchées ? 

600 000 personnes en souffrent en France et 1% de la population dans le monde, toutes cultures et tous milieux confondus. 

La quasi-totalité des Français ne sait pas aujourd’hui donner de chiffre de prévalence de la schizophrénie alors qu’ils estiment assez justement la prévalence des maladies mentales en général. Cela signifie que cette pathologie constitue un enjeu de santé majeur totalement sous-estimé.

NON, il n’est pas possible que vous ne connaissiez aucune personne concernée par la schizophrénie. 

2. La schizophrénie est-elle une maladie pas comme les autres?

Non, c’est une pathologie organique comme une autre, une maladie du cerveau, neuro-biologique.  Elle résulte de l’interaction d’une vulnérabilité génétique et de facteurs dits environnementaux (par exemple, conditions de grossesse ou naissance, infections virales, événements de vie stressants...). 

Pourtant seulement 10% des Français savent qu’elle a une base biologique qui implique le cerveau. Ce qui peut la différencier d'une autre est le fréquent défaut d'insight (voir question 4)

NON, elle n’est pas le produit de l’éducation ou d’un conflit familial, contrairement à ce que croient la majorité des Français.  

3. Pourquoi entend-on parler des schizophrénies au pluriel ? 

La schizophrénie recouvre des réalités si diverses qu’il est plus juste de parler au pluriel des schizophrénies . La maladie altère les fonctions cognitives, mémoire, perception, expression, raisonnement ; elle trouble le cours de la pensée et la capacité à agir. Mais les symptômes se manifestent de façon diversement durable ou grave.  Ses premiers signes sont peu spécifiques :  repli sur soi, isolement, perte d’intérêt, décrochage scolaire, troubles de l’attention, de la concentration, de la mémoire, difficulté à exprimer des émotions et à communiquer, insomnies ou inversion du rythme du sommeil, usage exagéré de substances (cannabis, alcool, tabac). En phase aigüe, les symptômes les plus typiques sont le sentiment de déréalisation, les hallucinations, les idées bizarres ou délirantes.

NON, les troubles ne sont pas dus à des traits de caractères du malade, qui n’est ni paresseux ni asocial.

4. Qu'est-ce-que le "défaut d'insight" qui est utilisé pour caractériser la maladie ?

Comme les autres maladies que la loi française de 2005 regroupe sous le concept de « handicap psychique » (dépression, troubles bipolaires notamment), la schizophrénie n’affecte pas directement les capacités intellectuelles mais plutôt la mise en œuvre de ces capacités. 

Mais au sein de ce groupe de maladies, la schizophrénie est potentiellement beaucoup plus invalidante (du fait de l’altération de certaines fonctions de base mentionnées dans la réponse 3). L’OMS la classe d’ailleurs parmi les 10 maladies les plus invalidantes au monde. Et elle a surtout la particularité de se caractériser dans 60% des cas par un « défaut d’insight », c’est à dire que la personne atteinte n’a pas conscience de sa maladie.  

C’est pourquoi des conditions spécifiques de prise en charge sont particulièrement nécessaires pour permettre aux patients d’accéder aux soins et de retrouver une vie normale. 

NON, la schizophrénie comme les autres maladies mentales dites « psychiques » n’a rien à voir avec le retard intellectuel ou le handicap mental, pas plus qu’avec des difficultés psychologiques passagères.

5. On dit que la schizophrénie est un dédoublement de la personnalité?

En fait, l’étymologie du mot schizophrénie (« schizo, fendre » et « phren, esprit ») en a fait complètement à tort, un synonyme de « double » ou « contradictoire » dans le langage courant, sur un mode généralement dépréciatif, alors que la schizophrénie n’est absolument pas un dédoublement de la personnalité. Très douloureuse, elle se caractérise par des dysfonctionnements de la circulation de l’information au sein du cerveau.. 

NON, il ne faut pas confondre la schizophrénie et le trouble dissociatif de l’identité, il s’agit de maladies totalement différentes.  

6. Est-ce une maladie héréditaire ?

La maladie peut toucher n’importe quelle famille, et ses causes étant plurifactorielles, l’hérédité n’explique pas tout. 

Le risque d’être atteint de schizophrénie augmente si d’autres membres de la famille en sont atteints, mais dans des proportions mesurées. On évalue le risque héréditaire à 10 % pour l’enfant si un parent du premier degré en est atteint (père, mère, frère, sœur), et à 40 % si les deux parents en sont atteints. Pour les enfants des frères et sœurs d’un patient, le risque d’être atteint est à peine supérieur à la moyenne de la population (3% contre 1%). 

NON, la schizophrénie n’est pas nécessairement transmissible. 

7. A quel âge la maladie apparaît-elle ?  

La schizophrénie se déclenche le plus souvent à partir de 15-16 ans, ce qu’ignore plus d’un Français sur 2. Il existe des formes tardives et aussi, plus souvent qu’on ne le croit, des schizophrénies très précoces chez les enfants.

NON, il ne faut pas rester inactif face à un jeune qui présente des signes alarmants, il faut l’orienter vers un spécialiste (psychiatre) ou une structure appropriée. 

8. Peut-on la diagnostiquer suffisament tôt ?

Plus de la moitié des futurs malades présentent des troubles du comportement et de l'adaptation 10 ans avant la première hospitalisation. Mais seulement 1/3 des Français sait qu’un diagnostic précoce est possible.  Donc peu de Français, confrontés à des symptômes d’alerte, ont le réflexe de penser à une schizophrénie ou de poser des questions à leur médecin. 

Il est vrai que le diagnostic n’est pas toujours aisé ; il n’en reste pas moins que la méconnaissance générale augmente le retard français : 5 à 6 ans de retard en moyenne pour poser le diagnostic de la maladie, alors qu’une prise en charge dans les temps pourrait permettre d’obtenir une rémission durable.

NON, la France n’a rien d’un pays avancé en matière de diagnostic et de prise en charge précoce de la maladie. 

9. La schizophrénie est-elle une cause importante de suicide?

C'est la cause principale de suicides chez les jeunes en France. Angoisse et souffrance intérieure intenses, sentiment de persécution, épisodes de dépression conduisent 5 à 10% des patients souffrant de schizophrénie à se suicider en particulier durant les premières années de la maladie et environ la moitié des patients souffrant de schizophrénie ont des comportements suicidaires. A ce risque suicidaire s’ajoutent de nombreux décès accidentels consécutifs à la maladie et la violence de la société : les patients sont de 7 à 17 fois plus agressés que la population générale. La Haute Autorité de Santé a en outre souligné leur accès inférieur aux soins somatiques (relatifs au corps) normaux qui réduit leur espérance de vie réduite de 15 à 25 ans en moyenne par rapport au reste de la population.

Pourtant 65% des Français considèrent qu’ils « constituent un danger pour les autres », mythe véhiculé à l’occasion de faits-divers aussi spectaculaires que rarissimes, qui ont figé à tort l'imaginaire collectif dans une vision déformée de la maladie. Les personnes avec un trouble de schizophrénie traité ne sont absolument pas plus violentes que le reste de la population générale (4%).

NON, la très grande majorité des personnes violentes ne sont pas atteintes de schizophrénie, et non, l’immense majorité des 600 000 personnes atteintes de schizophrénie ne sont pas violentes. 

NON, elles ne sont pas traitées de façon égale au reste des Français. 

10. Un traitement médicamenteux prolongé est-il nécessaire ?

Les anti-psychotiques permettent de réduire les hallucinations, les pensées délirantes, l’agitation et la confusion. ils permettent de retrouver de meilleures relations avec l’entourage et l’environnement, même s’ils ne traitent qu’imparfaitement les symptômes dits « négatifs » de la maladie (difficulté de concentration, retrait social...) . Il est vrai que 10 à 20% des malades restent totalement résistants. Toutefois les médicaments sont généralement très performants pour stabiliser la maladie et a contrario, l’arrêt du traitement constitue le premier facteur de rechute chez les malades. Il est donc indispensable que les patients bénéficient d’un traitement efficace, et ce de façon précoce et adaptée. 

NON, les antipsychotiques ne sont pas des drogues, ni une « camisole chimique »

11. Un rétablissement est-il possible ?

Plusieurs personnes célèbres atteintes de schizophrénie, tels que John Nash, mathématicien et prix Nobel d’économie, ou Syd Barrett, musicien, du groupe Pink Floyd, ont contribué de façon remarquable à la société comme artistes, politiciens, scientifiques, athlètes ou financiers. 

Aujourd’hui plus que jamais, le rétablissement est possible pour tous les patients : combinées au traitement médicamenteux, les thérapies psycho-sociales (psychothérapie, éducation thérapeutique, entrainement cognitif spécifique, psycho-éducation et soutien de l’entourage.) sont montées en flèche dans différents pays avec une efficacité reconnue par toutes les instances internationales.

NON , la schizophrénie n’est pas une maladie sans espoir, très loin de là ! 

12. Le retour à une vie sociale normale des patients est-il possible ?

Des études internationales récentes montrent que des dispositifs d’accompagnement vers l’emploi en milieu ordinaire permettent à 60% des malades d’accéder au monde du travail en moins de 18 mois. Elles révèlent en outre que l’activité professionnelle est un facteur très puissant d’amélioration de l’état de santé des patients.  Aujourd’hui cependant moins d’un Français sur 2 considère qu’une personne atteinte peut vivre une vie normale, 25% seulement pensent que les personnes atteintes peuvent avoir une vie professionnelle, 24% avoir une vie de couple, 19% fonder une vie de famille (ipsos 2009). Résultat : pour optimiser leurs chances d’intégration, les malades se cachent, même ceux qui sont insérés professionnellement.   

NON , la schizophrénie ne mène pas fatalement à l’exclusion sociale.

 

Léanne et Pioc "La montagne escarpée"

 

Capture-decran-2018-02-27-a-195046

 Grrr...art Editions
 Parution Octobre 2017
 ISBN 2365920926

C’est, sous forme de BD, « une aventure intérieure, une découverte de soi, un périple en terres hostiles ».

Un ouvrage dessiné pour comprendre de l’intérieur les premiers signes de la schizophrénie, jusqu’au choc du diagnostic, puis le difficile chemin parcouru vers le rétablissement.

Léanne est l'auteur de cette BD, dessinée par Fabien Pioc.

 

 

 

 

 

 

 

Parlons "pour de vrai" de la schizophrénie au Salon du Livre de Paris  - 16/19 mars 2018

 

 
Auteurs-presents-photo2
 
 

 

 

Sensibiliser à la schizophrénie, témoigner du courage des personnes concernées, rectifier les idées reçues, faire savoir au grand public qu’un rétablissement est possible, loin des clichés d'un autre âge qui circulent toujours …

Du 16 au 19 mars 2018, des auteurs connaissant la réalité de cette maladie ont dédicacé leurs ouvrages sur le stand 1 - A24 de PromesseS/ Collectif schizophrénies au Salon du Livre de Paris (Porte de Versailles) dans le cadre des « Journées de la schizophrénie »

 

 

 

  • Vendredi 16 mars

 

Félicité Herzog, marraine des Journées de la Schizophrénie 2018

 

Capture-decran-2018-02-28-a-101116

En 2012, en mémoire de son frère mort treize ans plus tôt, Félicité Herzog écrit un roman autobiographique intitulé « Un héros », où elle dresse un portrait féroce de sa famille issue de la grande bourgeoisie, « enracinée dans la noblesse, la gloire et l’argent ».

 

Elle y raconte son histoire et celle de son frère aîné, Laurent, mort à l’âge de trente-quatre ans, victime d’une rupture d’anévrisme. Elle tente d’analyser la naissance de sa maladie, la schizophrénie, son diagnostic et sa prise en charge très tardive.

 

 

 

 

Dr Guillaume Fond

Devenez la meilleure version de vous-même en trois étapes (Collection "Savoir pour guérir", Réponse Psy)

Capture-decran-2017-10-28-a-080809

Le but du présent ouvrage est d'offrir un manuel à l'usage de toutes les personnes qui souhaitent réaliser leur plein potentiel. Il se propose d'être une synthèse des techniques qui ont montré la meilleure efficacité dans la réussite du changement.

 

 

Léanne et Pioc

La montagne escarpée (GRRR …ART éditions)

Capture-decran-2018-02-27-a-195046

C’est sous forme de BD « une aventure intérieure, une découverte de soi, un périple en terres hostiles ». Un ouvrage dessiné pour comprendre de l’intérieur les premiers signes de la schizophrénie, jusqu’au choc du diagnostic, puis le difficile chemin parcouru vers le rétablissement. Léanne est l'auteur de cette BD dessinée par Pioc.
Pioc sera présent sur le salon vendredi 16 et samedi 17 ; Léanne le lundi 19 mars après-midi

 

 

 

Philippe Cado

L'enfant de la télé ; abécédaire d'une schizophrénie (Jacques Flament)

lenfant-de-la-tele

Les vingt-cinq entrées de cet Abécédaire sont le fruit de longues conversations avec un ami évoluant dans ce qu’il nomme lui-même un univers de signes.

Un délire, auquel rien ne semble pouvoir mettre fin, le maintient en effet dans cette perpétuelle illusion.

 

Philippe Cado
 
  Le jour où je me suis pris pour Stendhal
  (Editeur Eyrolles)
 

le-jour-ou

Philippe Cado est professeur dans un lycée lorsque s'insinue en lui une idée folle : révolutionner l'Éducation Nationale en prenant modèle sur Stendhal.

Il fait ici le récit haletant de cette bouffée délirante qui le conduira jusqu'à l'hôpital psychiatrique et évoque sa lutte au quotidien contre la schizophrénie, cette maladie avec laquelle il a appris à vivre.

 

 
 

 

  • Samedi 17 mars

Emmanuelle Jouet

Pour des usagers de la psychiatrie acteurs de leur propre vie (Eres)

pour-des-usagers-

Les trois notions, rétablissement, inclusion sociale et empowerment, illustrées par de multiples expériences conduites dans divers pays sont présentées dans cet ouvrage co-écrit avec Tim Greacen

 

 

Polo Tonka

Dialogue avec moi-même (Odile Jacob)

Capture-decran-2018-01-12-a-142821

«  Lorsque je croupissais chez moi, torturé et anéanti par une maladie dont si peu soupçonnent l’horreur et l’étrangeté, je me disais : un jour, j’écrirai un livre sur ce que j’ai traversé, pour dire au monde l’atrocité de cette guerre de l’intime. Par un bonheur que je m’explique encore mal, ce moment est enfin venu. »

 

 
 
  • Dimanche 18 mars

 

Stéphane Cognon

Je reviens d’un long voyage (Frison Roche)
 

Steph-cognon

«À 48 ans, j'ai éprouvé le besoin d'écrire sur ce qui m'était arrivé à l'âge de 20 ans.

Je n'ai rien oublié de cette période, et désormais je peux en parler avec suffisamment de recul. En partageant mon histoire, mes rencontres, mes réflexions, j'aimerais vous proposer un autre regard sur la maladie psychique. Un témoignage optimiste sur mon voyage initiatique. »

Florent Babillote

Obscure clarté (Laïus éditions)

Capture-decran-2018-01-12-a-141425


Témoignage sur la maladie «vue de l'intérieur », l'ouvrage fait pénétrer dans les anfractuosités d'une pensée tourmentée qui se (re)construit dans le dire, l'écrire. Il faut, en quelque sorte, « nommer la chose » pour tourner la page, Florent Babillote le fera de façon plus singulière encore. Après avoir achevé son autobiographie, il devient aide-soignant.
 
Florent Babillote dédicacera également son dernier livre, paru en février 2018, J’ai tendu la main,  roman psychologique, dont il écrit qu’ « Il s'agit avant tout d'une magnifique histoire d'amour, entre raison et folie ».
 

 

  • Lundi 19 mars (après-midi)

Matthieu de Vilmorin

Les lunatiques, mon séjour chez les fous (Bayard)

Capture-decran-2018-02-27-a-212622

 Ce récit construit en courts chapitres porte un regard grave mais plein d'humour et de fraternité sur ces hommes et de ses femmes qu'on appelle « fous ».

Léanne

La montagne escarpée (GRRR …ART éditions)

Capture-decran-2018-02-27-a-195046

Léanne est l'auteur de cette BD, dessinée par Pioc

 

 

 

 

Stéphane Cognon, "Je reviens d'un long voyage. Candide au pays des schizophrènes "

Steph-cognon
À 48 ans, j'ai éprouvé le besoin d'écrire sur ce qui m'était arrivé à l'âge de 20 ans.
 
Je n'ai rien oublié de cette période, et désormais je peux en parler avec suffisamment de recul et de distance au point de trouver certaines situations drôles, cocasses ou au contraire tristes, mais sans complaisance.
Grâce à mon entourage et au monde médical,

 j'ai réussi à trouver mon équilibre, à fonder une famille....

En partageant mon histoire, mes rencontres, mes réflexions, j'aimerais vous proposer un autre regard sur la maladie psychique. Un témoignage optimiste sur mon voyage initiatique.

 

Éditeur : Frison-Roche
Date de parution : 03/02/2017
Nombre de pages : 88
ISBN : 2876715961

Polo Tonka, "Dialogue avec moi-même, un schizophrène témoigne"

Capture-decran-2018-01-12-a-142821

« Lorsque je croupissais chez moi, torturé et anéanti par une maladie dont si peu soupçonnent l’horreur et l’étrangeté, je me disais : un jour, j’écrirai un livre sur ce que j’ai traversé, pour dire au monde l’atrocité de cette guerre de l’intime. Par un bonheur que je m’explique encore mal, ce moment est enfin venu.

Nous nous connaissons si peu, moi et moi-même. Comme une barrière qui nous aurait toujours séparés.

L’un et l’autre, le noir et le blanc, l’angoisse et la paix.

Je suis heureux que cette série d’entretiens puisse enfin nous rapprocher.

Et je ne vous cacherai rien. » Polo Tonka

Présenté et commenté par le professeur Philippe Jeammet, un témoignage exceptionnel, émouvant et étonnamment lucide.

 

  Collection : Poches Odile Jacob
  29 mars 2017
  240 pages
  EAN13 : 9782738136466

Florent Babillote, "Obscure clarté"

 

Capture-decran-2018-01-12-a-141425

Né en 1980, Florent Babillote vit une enfance paisible jusqu'à ce que tout bascule : à l'adolescence, la schizophrénie surgit sous la forme de bouffées délirantes et l'apparition d'un « Autre », à la voix inquiétante.

Témoignage sur la maladie «vue de l'intérieur », l'ouvrage fait pénétrer dans les anfractuosités d'une pensée tourmentée qui se (re)construit dans le dire, l'écrire. Il faut, en quelque sorte, « nommer la chose » pour passer à une autre.

Tourner la page, Florent Babillote le fera de façon plus singulière encore. Après avoir achevé son autobiographie, il devient aide-soignant. dans l'unité psychiatrique où, quelques années auparavant, il a lui-même été interné.

Comment évoque-t-il ce passage de soigné à soignant ?

Dans une postface inédite, Florent Babillote revient sur ce chemin singulier et livre, sans artifice, une expérience hors du commun.

 

 

Editeur : Laius – mars 2014
360 pages
ISBN : 235380022X

 

 

Arnhild Lauveng, " Demain j'étais folle"

Capture-decran-2017-12-06-a-191248

Auteur : Arnhild Lauveng
Langue originale : norvégien
Traduit par : Alex Fouillet
Editions : Autrement
Paru en janvier 2014
ISBN : 978-2746742000

Les ombres s'épaississent, le trottoir est devenu trop haut, le Capitaine hurle de ne plus manger, de ne plus dormir et de s'infliger des coups.
Il faudrait fuir, mais le couloir derrière la porte est jonché de crocodiles.

Aujourd'hui guérie de cette schizophrénie réputée inguérissable, Arnhild Lauveng est devenue psychologue, comme elle en rêvait depuis toujours. Avec la plus grande sobriété, elle raconte les premiers signes de la maladie, la terreur, les parents et les amis qui s'affolent, l'hospitalisation et la lente rémission.
 

Devenu un classique international, ce témoignage est à la fois sidérant et infiniment précieux. Il porte un formidable message d'espoir, et, comme le dit Christophe André, "traverser la nuit de la maladie aux côtés d'une personne qui s'en est sortie est exceptionnel".

 

 

 

Alexys Guillon « Schizophrénie ou le défi intérieur » - Tome 1 : « œuvrer pour un mieux-être ? »

Capture-decran-2017-12-04-a-001221
 

Editeur : SCHIZ OSENT ETRE
Date de parution : octobre 2017
313 pages

ISBN-13 : 9782955968604

 

A l'heure où les pathologies dites psychiques deviennent un sujet qui touche dans l'intime chaque jour davantage de personnes, l'analyse proposée ici grâce à la loupe grossissante qu'est la schizophrénie, confirme, comme l'énonce si bien Krishnamurti, que "ce n'est pas un signe de bonne santé mentale d'être bien adapté à une société malade".

"En 16 ans à vivre avec des personnes souffrants de schizophrénie, je crois n'avoir jamais côtoyé une population si douce, empreinte d'humanité, intelligente, et aussi pleine de potentiels, mais souvent gâchés" affirme l'auteur qui a pourtant connu beaucoup d'autres univers, et notamment celui de l'élite économique. Une déclaration à rebours des clichés médiatiques, alors que "c'est au contraire la violence ressentie émanant de la société qui aliène nos hypersensibilités."

Alexys Guillon, qui vit avec cette pathologie depuis 2000, est à l'initiative de l'association Schiz'osent être qui accompagne des usagers à travers de

nouvelles approches de mieux-être. il parcourt lui-même depuis 21 ans ce chemin, après avoir expérimenté plus d'une cinquantaines de techniques de soins non conventionnelles.

A la suite d'Espoir de schizo (Ed. Quintessence, 2010), il expose aujourd'hui une réflexion mature sur les tenants et aboutissants du mieux-être par rapport à cette maladie.

Une vision basée avant tout sur le ressenti et l'expérience autorise l'auteur à parler dans un langage commun et compréhensible par tous, qui expose aussi les limites d'un système psychiatrique souvent immobile et focalisé sur le psychisme, alors que les déséquilibres dans la maladie sont tout autant d'ordre émotionnel, énergétique, corporel, transgénérationnel...

De nombreuses interviews (usagers, professionnels, thérapeutes...) sont proposées dans la dernière partie de l’ouvrage.

 

 

Jean-Luc Roelandt, Bérénice Staedel « L’expérimentation des médiateurs de santé - pairs, une révolution intranquille »

Capture-decran-2017-11-12-a-012125

Le programme « médiateurs de santé - pairs » est un projet pilote qui développe une stratégie inédite en France par la formation et la professionnalisation de la pair-aidance dans le cadre de la prise en charge des troubles psychiques.

En d’autres termes, un ancien patient rétabli peut, au travers du savoir tiré de son expérience, apporter aide et soutien aux patients actuellement pris en charge.

Ce projet révolutionnaire s'inscrit dans un mouvement plus général d’autonomisation des patients.

Mais comme toute révolution, celle-ci ne se passe pas forcément dans la douceur, et les résistances, voire les oppositions, ont été et sont toujours nombreuses : reconnaissance du médiateur

comme un professionnel et non plus comme un usager, crainte de la part des personnels de santé de cette nouvelle organisation, risque pour le médiateur de se confronter à sa maladie, etc
 
Et pourtant, cette expérience menée dans trois régions françaises a aussi apporté bon nombre de points positifs : revalorisation des malades, anciens patients qui gagnent en estime de soi et se sentent capables de revenir dans la vie active.
 
Dans cet ouvrage, la parole a été donnée à tous les acteurs de ce projet ambitieux et novateur : psychiatres, sociologues, psychologues et bien entendu, médiateurs.
Le résultat en est un patchwork de points de vue et d'expériences qui met en lumière la construction d'une révolution intranquille...

 

 

 

 

Ouvrage Collectif "Je suis une personne, pas une maladie !"

personne-pas-maladie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Catégorie : Livre témoignage
Auteur(s) : Dre Marie-Luce Quintal, Luc Vigneault, Marie-France Demers, Cécile Cormier, Yolande Champoux, Louise Marchand, Dr Hubert Antoine Wallot et Dr Marc-André Roy
Editeur : Performance
Date de publication : juin 2013
ISBN-10: 2923746341 

Animé par l'engagement et la détermination de Luc Vigneault, pair aidant en santé mentale (l'intégration en tant que professionnels, dans les équipes soignantes, de personnes ayant vécu un trouble psychique et s'étant rétablies, se développe de plus en plus au Canada) et de la Docteure Marie-Luce Quintal, psychiatre, ce collectif d’auteurs propose un modèle illustrant le parcours du rétablissement.

Concept anglo-saxon, porté par des mouvements d'usagers, le processus du rétablissement décrit un cheminement personnel pour se remettre de la maladie et se réinsérer dans la société.

Pour les soignants, cela suppose un accompagnement sur le long terme et axé dès le début vers une reprise en main de sa vie par la personne.

Ce livre propose des témoignages vécus de l'intérieur et soutenus de l'extérieur par des professionnels passionnés et animés d'une même folie : faire du rétablissement la pierre angulaire du traitement et du soutien des personnes vivant avec un trouble mental.

Souhaitons que ce livre pose un jalon de plus dans la mise en place d'un système de soins soutenant véritablement les personnes qui crient haut et fort «Je suis une personne, pas une maladie !»

 

 

Renée Charron, Un jour, j'ai porté le monde
Ma traversée de la schizophrénie

Sans-titre

 

 

 

 

 

 

 


Editeur : Editions Québec Amérique
Date parution : 01/10/2016
EAN commerce : 9782764432099

Le cerveau humain est complexe et mystérieux, et il nous entraîne parfois sur des sentiers bien étranges.

Renée Charron en a fait l’expérience, frappée de psychose dans la  trentaine.

Grâce à ses efforts, au soutien de ses proches et au suivi médical, elle est néanmoins sortie grandie de la traversée difficile qu’elle raconte dans ces pages.

La schizophrénie est une maladie méconnue ; son nom seul fait frémir, et les personnes qui en souffrent sont souvent stigmatisées,

associées, malgré elles, aux rares épisodes de violence qui en découlent mais qui font la manchette des journaux et marquent l’imaginaire.

Dans ce texte lumineux et plein d’espoir, l’auteure offre des clés afin d’apprivoiser, de comprendre et de soigner la schizophrénie.

« Il ne faut pas négliger l’apport des malades eux-mêmes ni [celui] de nombreux artistes qui savent rendre tangibles et davantage compréhensibles les souffrances humaines », écrit la psychiatre Lucie Fortin dans sa préface.

 

Alexys Guillon, "Espoir de schizo"

 

Capture-decran-2017-11-05-a-233212
 
 

 

 

 

 

 

 

Broché - 15 x 23 - 190 pages
Editions Quintessence
Date de parution janvier 2010
EAN 978-2358050173
ISBN 2358050172

 

Un parcours original à travers les médecines alternatives qui prouve que tout n'est pas joué d'avance, lorsque l'on est schizophrène.

La schizophrénie reste un sujet tabou dans nos sociétés, tant elle effraie encore par sa singularité. La médecine, même si elle comprend les processus biologiques, n'en cerne pas les causes premières.

La chute dans la pathologie est vécue pour beaucoup de malades, comme une épreuve extrême, puisque bien souvent, en  l'espace  de  quelques  instants,  leur  vie

bascule complètement, dessinant alors très nettement un " avant " et un " après ".

Ce livre va vous permettre de faire une incursion au " coeur " de la folie, en tentant, par des hypothèses originales, d'en décrypter certains mystères.

Vous comprendrez que la schizophrénie n'est pas un trouble uniquement psychique, mais qu'elle touche toutes les dimensions de l'existence.

 

 

Pr Nicolas Franck, "La Schizophrénie: La reconnaître et la soigner "

Capture-decran-2017-10-28-a-085224
Editeur : Odile Jacob (5 octobre 2016)
Collection : Poches Odile Jacob - 208 pages
Langue : Français
EAN13 : 9782738134899
Hallucinations et idées délirantes, discours incohérent, incapacité à entreprendre des actions : l'étrangeté du vécu des personnes schizophrènes, leur difficulté à communiquer ce qu'elles ressentent et à organiser leur existence rendent la schizophrénie difficile à comprendre.
 
Les connaissances scientifiques se sont développées ces dernières années et permettent aujourd'hui d'améliorer considérablement la prise en charge de cette maladie à la fois fréquente et méconnue.
 

Quels sont les différents symptômes de la schizophrénie ? Que sait-on de ses causes ? Comment soigner et prendre en charge les malades ? A quel moment l'hospitalisation devient-elle nécessaire ? Quels sont les médicaments et les méthodes thérapeutiques efficaces ? Une réinsertion sociale est-elle possible ? Quel est le rôle des proches ?

Dans un langage clair et accessible à tous, ce livre donne les clés permettant de mieux comprendre et de mieux aider les personnes atteintes de schizophrénie.

 
 

 

Anne-Victoire Rousselet, "Mieux vivre avec la schizophrénie: avec les thérapies comportementales et cognitives"

Capture-decran-2017-10-28-a-082745
Editeur : Dunod
Collection : Mon cahier d'accompagnement
ISBN-13: 978-2100597482

Vous êtes atteints de schizophrénie comme près de 1 % de la population générale française ? Ce guide est rédigé pour vous et votre entourage. Il répond à toutes les questions que vous vous posez :
• Comment puis-je me traiter ?
• Qui dois-je consulter et pourquoi le faire ?
• Comment dépasser mon anxiété et gérer mes symptômes ?
• Comment retrouver l’envie et le plaisir d’agir ?

Ce guide présente un programme pas à pas et une série d’objectifs à vous fixer afin que, progressivement, vous preniez le contrôle sur la maladie.

Des quiz pour faire le point sur les idées fortes à retenir, des tableaux à compléter seul ou avec un soignant, des schémas récapitulatifs et des exercices pratiques… une véritable boîte à outils est mise à votre disposition afin de vous aider à retrouver une vie stabilisée.

 

 

Dr Guillaume Fond, "Savoir pour guérir : devenez la meilleure version de vous-même en 3 étapes"

Capture-decran-2017-10-28-a-080809

Editeur : Laréponsedupsy  (29 août 2017)
Collection : Savoir pour guérir – 132 pages
Langue : Français
ISBN-13: 978-2954986593

 
 
 
 

"Je veux changer mais je n'y arrive pas", "Pourquoi remettre toujours à plus tard ce que je dois faire ?", "Je n'aime pas vraiment ma vie". Le but du présent ouvrage est d'offrir un manuel,  au sens étymologique : ouvrage qui reste à la portée de la main- à l'usage de toutes les personnes qui souhaitent réaliser leur plein potentiel, faire éclore l'arbre dans la graine. S'il existe de nombreux livres de développement personnel, le présent ouvrage

se propose d'être une synthèse des techniques qui ont montré la meilleure efficacité dans la réussite du changement. Ce livre ne doit pas se lire d'une traite, mais plutôt se concevoir comme un guide à utiliser au jour le jour, par petits bouts à prendre et à mettre en place dans sa vie. Chacun pourra y trouver la méthode qui lui convient le mieux.

 

Piedad Bonnett, "Ce qui n'a pas de nom"

Dans ce court récit, Piedad Bonnett raconte à la première personne le suicide de son fils Daniel, vingt-huit ans, qui s’est jeté du toit de son immeuble à New York. Huit ans plus tôt, on l’avait diagnostiqué schizophrène. Dans un milieu bourgeois, corseté par des conventions en tout genre, il n’est pas de bon ton de parler crûment de la mort et de la folie ; c’est pourtant ce que fait l’auteur, dans une langue sobre et sans effets de manche, avec une sincérité bouleversante. Elle raconte l’incrédulité à l’annonce du suicide, le besoin désespéré de trouver des traces d’une vie personnelle, un journal, des écrits, les étapes de la mort occidentale, mais aussi et surtout le combat inégal d’un jeune homme (et de ses parents) contre la folie qui le cerne. 

Une plongée dans la douleur qui ne verse jamais dans l’apitoiement ou l’impudeur : l’écrivain n’a que les mots pour dire l’absence, pour contrer l’absence, pour continuer à vivre.

 

Capture-decran-2017-10-28-a-020104
 
 

Titre original : Lo que no tiene nombre
Langue originale : Espagnol (Colombie)
Traduit par : Amandine Py

Éditions Métailié
Publication : 07/09/2017
Nombre de pages : 136
ISBN : 979-10-226-0699-8

 
A réécouter ici un magnifique entretien de Piedad Bonnett au sujet de "Ce qui n'a pas de nom", avec Alain Finkelkraut - Emission "Répliques" du samedi 28 octobre 2017, France Culture (60 min)
 
 

 

T. Greacen, E. Jouet : Pour des usagers de la psychiatrie acteurs de leur propre vie

pour-des-usagers-

Editions Eres

Parution : 22 mars 2012  - EAN : 9782749216089

14x22, 344 pages

Les trois notions, rétablissement, inclusion sociale et empowerment, créent un nouveau paradigme qui situe l’usager de la psychiatrie comme moteur de sa propre vie, au sein d’une collectivité dans laquelle il est citoyen à part entière et où les services de santé mentale se donnent les moyens de soutenir son autonomie plutôt que de perpétuer son rôle traditionnel de « patient ».

Déclinées dans cet ouvrage à travers de multiples expériences concrètes dans divers pays, elles sont au centre d’un débat né du constat de l’échec de nos sociétés occidentales contemporaines à pleinement réintégrer les personnes vivant avec un trouble psychique.

La notion de rétablissement rappelle que, même pour des pathologies lourdes comme la schizophrénie, les psychoses, la

majorité des patients se rétablissent et mènent leur vie comme tout un chacun.

L’inclusion sociale ajoute l’idée que, si la moitié du travail vers le rétablissement est l’affaire de l’usager, l’autre moitié du travail est à faire par la société elle-même. De même qu’on aménage la ville pour que la personne en fauteuil roulant puisse s’inclure dans la société, on doit aménager les esprits et l’organisation de la vie de tous les jours pour supprimer tout mécanisme d’exclusion soc ale, toute stigmatisation, toute discrimination contre la personne handicapée psychique.

Enfin l’empowerment consiste à mettre à la disposition de la personne les moyens pour acquérir les savoirs et pouvoirs nécessaires – notamment par l’accès à la formation tout au long de la vie – pour apprendre à vivre avec sa maladie et jouer un vrai rôle dans la société.

 

Marie Koenig, "Le rétablissement dans la schizophrénie - Un parcours de reconnaissance"

Capture-decran-2017-12-06-a-193224

 Editions : PUF
 Collection: Partage du savoir 
 Date de parution : 14/09/2016
 Code ISBN: 978-2-13-073465-9

 

La rencontre avec les personnes atteintes d’un trouble psychique nous apprend autant qu’elle nous confond. Elle vient parfois bousculer l’ensemble de  nos savoirs communs et  professionnels, au point de les dévoiler sous les traits de préjugés.

Dans le champ de la santé mentale, le nouveau paradigme du rétablissement (recovery) met en évidence ce décalage existant entre le vécu des personnes et les discours tenus à leur égard, en particulier dans le cas de la schizophrénie, qui demeure associée au trouble psychique le plus grave.

Contre l’idée d’une détérioration inéluctable de la maladie, le concept de rétablissement postule la possibilité d’un devenir favorable des personnes qui en sont atteintes.

Le cœur de cet ouvrage consiste en une approche qualitative du rétablissement par le recueil et l’accueil de l’expérience des personnes atteintes de schizophrénie.

Il décrit leur vécu et met en lumière ce qui, dans leur quotidien, contribue à renforcer le sens de leur existence et à les éloigner d’une identité de « malade ».

 

Marie Koenig est docteur en psychologie clinique. Elle a exercé pendant plusieurs années en tant que psychologue au Centre hospitalier René Dubos à Pontoise, puis en tant que chargée de mission au Centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (CCOMS, Lille). Elle est aujourd’hui maître de conférence en psychologie clinique à l’université de Paris-8

 

 

Confidences de Psy, ou le quotidien d'un jeune psychiatre (blog psychiatre)

CONFIDENCES-DE-PSYJPG

Conscient des préjugés qui entourent sa profession dans l’imaginaire du grand public, un jeune psychiatre raconte son quotidien de praticien hospitalier.

L’auteur nous fait partager « ses doutes, ses interrogations, mais aussi ses réactions face à la réalité de ce quotidien parfois loufoque, parfois étrange, parfois tendre mais surtout toujours humain ».

Un recueil de très beaux témoignages, qui ne manquent pas d’humour. Un pour chaque rencontre, à lire en écoutant une mélodie suggérée par l’auteur…

https://confidencesdepsy.wordpress.com

Pr. Antoine Pelissolo : “La psychiatrie positive redonne de l’espoir”

Au mot psychiatrie sont plus souvent associés la peur, la souffrance, l’isolement. Rien de très “positif”. Pourtant, pour le Pr Antoine Pelissolo, il est indispensable d’être optimiste face à la maladie psychique. Pas pour la minimiser, mais pour mieux la soigner. 

L’épilogue de son livre fait rêver. Dans ce texte, intitulé « Si je pratiquais une psychiatrie positive parfaite », le psychiatre Antoine Pelissolo détaille un (nouveau) serment d’Hippocrate tissé d’humanisme, de bienveillance et d’optimisme. « Je regarderais chaque nouveau patient comme une personne différente à découvrir, sans pensée toute faite sur sa maladie et son avenir, écrit-il. Je ferais en sorte qu’[il] soit à l’aise et en confiance lors de la consultation, en ne se sentant ni jugé ni négligé. Qu’il ressorte en étant sûr d’avoir été écouté, d’avoir pu dire tout ce qu’il souhaitait et d’avoir compris ce que je lui proposais. »

Une relation à égalité avec ses patients, une présence attentive, disponible, qui serait, selon lui, de moins en moins exceptionnelle en psychiatrie. Espérons ! 

Cela tombe bien, car c’est justement le credo d’Antoine Pelissolo : redonner l’espoir aux personnes souffrant de troubles psychiques, mais aussi à leurs proches. Dans le sillage du psychiatre Christophe André, chroniqueur à Psychologies et l’un des porte-voix français de la psychologie positive, il propose ainsi de ne pas se focaliser sur la maladie et les symptômes, mais de faire aussi appel à toutes les ressources du patient et de valoriser ce qui fonctionne bien chez lui.

Cliquez ici pour lire la suite sur Psychologies.com

PELISSOLO