PromesseS utilise des cookies pour vous offrir le meilleur service possible. En continuant votre navigation, vous en acceptez l'utilisation.

Ce grand congrès de la psychiatrie française qui s’est tenu de 20 au 22 janvier 2016 sous l'égide de la Fondation Deniker avait accepté de mettre à son programme notre étude sur la représentation de la schizophrénie dans la presse française. Elle y a été présentée sous la forme d’une "communication orale affichée", à savoir un poster dans les salles du Congrès, et une présentation en conférence effectuée par le Dr Yann Hodé.
 
Nous avons eu l'immense fierté d'apprendre le 22 janvier que Yann Hodé avait reçu le prestigieux prix du comité scientifique pour sa communication. Réalisant un travail de référence sur les représentations de la maladie et ciblant les médias, principal vecteur d’information du public, cette action s’inscrit dans l'objectif général de Promesses de déstigmatiser les schizophrénies.
 
Les résultats de cette étude sur l'usage du terme schizophrénie, menée par le cabinet l'Obsoco sur 8 grands titres de presse analysés sur la période 2011-2015, ont confirmé à quel point les mots déforment la réalité :
  • information médicale quasi inexistante (terme présent sur 2038 articles, dont 1% seulement d’articles vraiment dédiés),
  • corrélation constante du terme avec des idées fausses (violence, dédoublement, absence d’espoir, etc…),
  • référence à la maladie avant tout dans les articles culturels (56 %) et sur un mode caricatural, usage métaphorique débridé, déclinant à l’infini l’image du double, beaucoup plus important que l’usage médical (près de 6 articles sur 10),
  • dérive forte de cet usage métaphorique, vers un sens diamétralement opposé à la réalité médicale : celui de la manipulation.

remise-prix-encephale

Yann Hodé, récipiendaire du Prix, en compagnie de F. Blain, Promesses, pilote de l’Etude pour Promesses, et C.Calmejane, présidente de Promesses.

Diploome-prix-encephale

 

Le communiqué de presse annonçant la sortie de l’étude a été envoyé à plus de 800 journalistes. Il a été l’occasion non seulement de dénoncer le mauvais traitement du sujet dans les médias, mais également, en annexes, d’informer sur les réalités de la maladie et de proposer des pistes de progrès pour mieux en rendre compte à l’avenir.
 
 
Les retombées sont d’ores et déjà notables au niveau de la communauté médicale : outre le Prix obtenu au Congrès, l’étude a fait l’objet d’articles dans Le quotidien du médecin et sur le site santé mentale.fr 
 
Et elles sont également significatives auprès du grand public puisqu'à ce jour Le Monde, Le Point, Europe1, et Les Echos y ont consacré un article ou une chronique, repris de nombreuses fois sur les réseaux sociaux, ce dont nous les remercions.


 
 
N’hésitez pas à écrire des commentaires en fin d’article sur les sites de ces journaux de façon à encourager les journalistes et les rédactions à continuer de traiter mieux et plus largement le sujet des schizophrénies. 

 
Cette étude et la reconnaissance qu'elle nous apporte nous ouvrent aujourd’hui de multiples pistes pour poursuivre des actions de déstigmatisation, en lien avec le Collectif Schizophrénies et la Fondation Deniker, mais aussi le Psycom, la Fondation Fondamental, et tous les acteurs qui œuvrent dans le même sens.
 
Pin It