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Les associations du Collectif Schizophrénies souhaitent la publication du décret réformant les soins en psychiatrie, qui acte notamment la nécessité des thérapies psychosociales.

Les derniers chiffres de l'Assurance-maladie le rappellent : la santé mentale, avec 7  millions de personnes et des dépenses de 19,3  milliards d'euros, pèse en France plus lourd que le cancer. Elle est pourtant loin de bénéficier d'une mobilisation collective à la hauteur.

La schizophrénie est emblématique de ce traitement de défaveur. Peu de Français connaissent la vraie nature de cette maladie du cerveau, son ampleur (600  000 personnes, touchées - en majorité entre 15 et 25 ans) ou encore les prises en charge recommandées. Pour ces jeunes, la maladie est sévère, et, dans bien des cas, en France, le système de soins aggrave les choses.

Notre service public de la psychiatrie présente un statut d'exception en médecine  : aussi incroyable que cela puisse paraître, il dispense ses soins sans protocole, sans guide de bonnes pratiques et sans évaluation de résultats. Concrètement, les prises en charge sont la chasse gardée de la seule psychiatrie et se déroulent bien souvent selon un même scénario : des hospitalisations brutales et des soins bornés à la prescription de médicaments. Elles aboutissent à un même résultat  : n'offrir aux malades d'autre horizon que de végéter sans projet ni avenir.

Malgré les recommandations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la France continue de concentrer ses moyens sur l'hôpital psychiatrique. Elle se classe ainsi en queue des pays occidentaux pour la prise en charge hors institutions (27e sur 30). Les hospitalisations sans consentement y augmentent constamment avec, de façon corollaire, la banalisation des pratiques de contention et d'isolement. 40  % des personnes atteintes de schizophrénie font une tentative de suicide. Comment ne pas s'interroger sur la prise en charge quand la France enregistre globalement une surmortalité par suicide considérable par rapport à l'Europe (+  44  %)  ?

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