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Pour sa première participation aux JDS (Journées De la Schizophrénie), PromesseS a organisé plusieurs manifestations en région parisienne dont nous présentons ici un panorama en images (voir aussi les autres articles de cette rubrique).
 

En ouverture, représentation théâtrale au Ranelagh :

 

Salle comble (260 spectateurs) dans le pittoresque Théâtre du Ranelagh (Paris) privatisé par PromesseS le 12 mars, pour une représentation exceptionnelle de Vivre !
 
Créée et interprétée par Juliette Thiérrée, cette pièce retrace le parcours poignant, et drôle à la fois, de la grande artiste Niki de Saint Phalle, qui a trouvé dans une création artistique intense la force de « guérir » ou tout du moins de se faufiler à travers les mailles d’un traumatisme psychique de l’enfance. Un spectacle fort où se mêlent les tourments et  bonheurs
 

d’une artiste peintre-sculptrice dont les œuvres gaies et colorées continuent de nous interroger (entre autres) sur les vertus thérapeutiques de la création artistique.

Cette soirée très conviviale a été ouverte 1 heure avant la représentation par un cocktail particulièrement réussi offert et organisé par l’association. Jean-Charles Deval, parrain des JDS, a inauguré la soirée, aux côtés de Claire Calmejane présidente de PromesseS.

De nombreux flyers, programmes, plaquettes et brochures (Paroles de Profamille) ont été diffusés.

 
  • La soirée du Ranelagh en photos :
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Capture-decran-2018-04-03-a-181443L’affiche du spectacle sous le signe de la silhouette verte, symbole des JDS.
 

 

 
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Pour sa première participation aux JDS (Journées De la Schizophrénie), PromesseS a organisé plusieurs manifestations en région parisienne dont nous présentons ici un panorama en images (voir aussi les autres articles de cette rubrique).
Premier pari réussi : porter la Schizophrénie haut et fort dans les allées du Salon du Livre de Paris.
 

 

 
 
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Déstigmatiser, changer le regard sur la schizophrénie en s’appuyant sur des témoignages de personnes concernées venues échanger avec les visiteurs sur leur expérience, sur les nombreuses idées fausses qui circulent au sujet de cette maladie, tel était le pari du Collectif schizophrénies et de PromesseS en choisissant de participer au Salon du Livre à Paris, (Porte de Versailles /16-19 mars).

Il s’agissait aussi de redonner espoir, et de faire savoir qu’il existe aujourd’hui des traitements et des parcours de soins qui permettent le rétablissement et l’intégration sociale du patient.

SOUS LE SIGNE DU RETABLISSEMENT

Un stand au final sous le signe du rétablissement, avec une vingtaine d’ouvrages en vente témoignant de parcours de vie de personnes rétablies et de l’engagement de soignants qui ont mis le rétablissement au cœur de leur pratique.

D’autres arguments ?  Les témoignages « vivants » de 9 auteurs venus à la rencontre des lecteurs dans le cadre de la dédicace de leur ouvrage.

SUCCES DES DEDICACES

Cette participation n’allait pas de soi au départ. La bannière « schizophrénie », qui n’avait jamais été brandie sur ce Salon, allait-elle rebuter le public ?  Le stand, certes coloré et convivial, mais quelque peu à l’écart des grands flux de visites (prix oblige) allait-il rester inaperçu ? Eh bien non. Nous avons accueilli et informé de très nombreux visiteurs, vendu quelque 200 livres - qui ont occasionné presque autant de dédicaces -, distribué des centaines de flyers, marque-pages, badges… et noué des contacts très prometteurs. Les rencontres des auteurs avec le public ont été l’occasion de très riches échanges, très appréciés de part et d'autre.

QUI EST VENU ?

Nos visiteurs étaient d’origine diverses : professionnels de santé, familles en détresse, jeunes engagés dans l’action sociale ou religieuse. Certains avaient été alertés par les réseaux sociaux, d’autres par la radio (France Info, RFI), la télévision (France 5, Magazine de la Santé). La plupart cependant sont venus un peu « par hasard », mais tous concernés à des degrés divers. Une dizaine de membres de PromesseS se sont relayés au cours de ces quatre journées pour faire de cette manifestation un succès.

                                                            

Pour connaître la liste des livres présentés et leurs auteurs, rendez-vous dans la rubrique "Littérature et Schizophrénies" de ce site.

  • Le salon en images :

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A l'occasion du Salon du Livre, le Collectif schizophrénies a réalisé un micro-trottoir pour savoir quelles connaissances de la schizophrénie avaient les visiteurs. Pour voir la vidéo, cliquez sur l'image.

 
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Nicolas Rainteau a remporté en 2016, le prix du concours  “180 minutes pour convaincre” qui permettait à des jeunes internes de présenter leurs sujets de thèse de la façon la plus convaincante en 3 minutes chrono !

Dans ce temps très bref,  ce futur psychiatre a su attirer les votes, tant du jury que du public présents lors de la finale de ce concours national organisé dans le cadre du Congrès Français de Psychiatrie. Son sujet ? la stigmatisation de la schizophrénie.

Aujourd’hui , sa thèse soutenue avec succès en octobre dernier  suscite l’intérêt par l’originalité de son approche et sa pertinence. Il  en fait une présentation vivante et intéressante lors d’une conférence sur le thème  “Stigmatisation : comment le terme “schizophrénie” modifie

 à lui seul notre façon d’interagir”.

Il  évoque  les pistes empruntées pour lutter contre la stigmatisation et objective pour la 1 ère fois l’impact du terme “schizophrénie” sur les relations interpersonnelles.

Lundi 26 mars  à 19 h
Théâtre des Sablons
Auditorium Sainte-Anne
70 avenue du Roule
92200 Neuilly sur Seine.


Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

 

Le 26 janvier, Mme Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé a présenté aux psychiatres présents au Congrès de l’Encéphale un plan d’actions pour la psychiatrie.

 
         
Pour écouter le discours, cliquez sur l'image
 
 
 

 

A l’écoute de ce discours, nous sommes reconnaissants à la ministre :

  •   de rappeler l’enjeu des problèmes de santé mentale et d’en faire une priorité ;
  •  d’énoncer clairement des réalités trop souvent ignorées, en pointant les mauvais résultats de la France en termes de retard de diagnostic, de soins sans consentement, de suicide, de prises en charges des comorbidités, et d’inclusion sociale des personnes atteintes de troubles psychiques ;
  •  de sa volonté d’améliorer la prévention, de lutter contre les inégalités, de promouvoir la qualité et la pertinence des soins ainsi que les innovations ;
  •  d’indiquer, pour ce faire, des leviers d’action comme la nécessaire formation des soignants, l’effort de recherche, la mise en place de recommandations de bonnes pratiques, la collecte de données et le suivi d’indicateurs de qualité des soins.


Cependant, nous notons que la première mesure à effet immédiat, bien qu’annoncée en creux, est la suppression du Conseil National de Santé Mentale, au profit d’un Comité stratégique de la psychiatrie et de la santé mentale qui se réunira une fois par an et dont la composition n’est pas encore précisée.

Dans le sillage du rapport Laforcade, le travail collectif effectué depuis fin 2016 dans le cadre du CNSM a pourtant précisément permis de rompre avec la longue liste des rapports sur la santé mentale restés lettre morte et d’aboutir à ce texte majeur pour les personnes atteintes de troubles psychiques qu’est le décret n° 2017-1200 du 27 juillet 2017 relatif au projet territorial de santé mentale.

Nous avons salué l’action du CNSM et paraphrasé Clémenceau de manière un peu provocatrice dans une tribune publiée par Le Monde du 14 juin 2017, intitulée « La santé mentale est une chose trop grave pour être confiée aux seuls psychiatres ». Car il ne s’agit pas là d’une affirmation de principe, mais d’une considération aussi pragmatique qu’essentielle si l’on souhaite le rétablissement et l’inclusion sociale et citoyenne des personnes souffrant de troubles psychiques et un service public répondant effectivement, comme cela devrait être sa fonction, aux besoins du public.

Nous sommes bien placés pour en parler. Au sein des troubles psychiques, la schizophrénie est une pathologie qui concentre et exacerbe un grand nombre de difficultés et nécessite de ce fait une prise en charge complexe et multidimensionnelle, incluant un appui psycho-social très largement recommandé sur le plan international.
Le Collectif Schizophrénies réunit des associations dédiées à la schizophrénie dont certaines réfléchissent et agissent au niveau national et sur le terrain depuis maintenant des décennies. Il capitalise aussi sur l’expérience directe et vécue de personnes touchées, de proches et de soignants confrontés à la schizophrénie et à sa prise en charge au sein des services de psychiatrie. Nous sommes prêts à agir et partager nos réflexions et nos expériences.

C’est pourquoi nous co-signons la tribune publiée ce 9 février dans Le Monde appelant à ce que tous les acteurs, psychiatres, responsables de structures sociales et médico-sociales, usagers et leurs proches, professionnels de la santé, du social et du médico-social, chercheurs, élus, et services de ministères concernés participent à la concertation et aux actions indispensables aux changements à mener dans le champ de la santé mentale. 

 

« Les Journées de la schizophrénie », campagne créée en Suisse en 2004 par l’association l’Ilot, se diffuse depuis 2011 dans d'autres pays francophones. En mars 2018, les associations du Collectif Schizophrénies vont se mobiliser pour donner de la visibilité à ces journées de sensibilisation du grand public à la schizophrénie.
 

A cette occasion, l’association Promesses a prévu en Ile de France un programme de manifestations qui auront lieu du 12 au 26 mars 2018.

 

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Lundi 12 mars 2018 au Théâtre Le Ranelagh – 5, rue des Vignes 75016 Paris

Prix de places : 15 ou 25 euros

Achat de billets en ligne exclusivement ICI

 
 

 

 

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Sur le stand, une trentaine d’ouvrages seront en vente. De plus, de nombreux auteurs viendront rencontrer le public au cours de séances de dédicaces.

Du 16 au 19 mars, venez rencontrer ceux qui connaissent vraiment la schizophrénie. Aidez-nous à changer le regard porté sur eux et sur cette maladie.

 
 
 
 
 
 

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CINEMA ET SCHIZOPHRENIE

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Comment la schizophrénie est (souvent mal) traitée  au cinéma.

La conférencière, Marine Raimbaud, est psychiatre au Centre hospitalier Sainte-Anne à Paris, et cinéphile.

Elle s’appliquera à décrypter de nombreux extraits de films, le mercredi 21 mars à 19 h, à la médiathèque Françoise Sagan (Paris 10e).

Pour plus d'informations, aller sur "Que faire à Paris ?"

 

 

SCHIZOPRENIE 2.0

Schizophrénie, Séries Télé et Jeux Vidéo

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Chris et Jeff, les deux psychiatres youtubeurs, fondateurs de la chaîne PsyLab créée pour vous faire découvrir, non sans humour, la psychiatrie à travers le cinéma, les séries et les jeux vidéos, interviendront le vendredi 23 mars à 19 h à la médiathèque Buffon (Paris 5e)

Pour plus d'informations, aller sur "Que faire à Paris ?"

 

 

 

 

 

STIGMATISATION  : COMMENT LE TERME SCHIZOPHRENIE MODIFIE A LUI SEUL NOTRE FACON D'INTERAGIR

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Nicolas Rainteau, psychiatre  à Montpellier, balaye les pistes empruntées pour lutter contre la stigmatisation de la schizophrénie et objective pour la première fois  l'impact du terme "schizophrénie" sur les relations interpersonnelles.

Lundi 26 mars à 19 h au théâtre des Sablons à Neuilly

 

 

 

 

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UN BRIN DE FOLIE  POUR BEAUCOUP DE GENIE - en partenariat avec l’association Place au Piano

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Le samedi 24 mars à 16 h, "Un brin de folie pour beaucoup de génie" réunira Jérémie Honoré, pianiste, et Florent Babillote, auteur, pour un concert-lecture, autour des pages littéraires et musicales de CPE Bach, R et C Schumann, P P Tchaïkovski, S Rachmaninov.

Entrée libre dans la limite des places disponibles. Participation libre à la fin de la représentation.

 

 

 

 

 

 

Pour tout renseignement concernant ce programme, contacter : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Pour connaître le programme des Journées de la schizophrénie dans toute la francophonie,

Rendez-vous sur www.facebook.com/schizinfo/

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Une conférence organisée par PromesseS à l'occasion des Journées de la schizophrénie.

Entrée libre, mais inscription obligatoire auprès de la médiathèque Françoise Sagan

- Téléphone : 01 53 24 69 70

- mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Pour plus d'informations, aller sur "Que faire à Paris ?"

 

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Une adhérente de PromesseS a mobilisé BNP Paribas Cardif, son entreprise, ainsi que ses collègues au profit de notre association lors d’une course  solidaire organisée le 13 octobre.


Nous avons été très heureux d’apprendre que plus de 80 personnes avaient participé à cet événement, dans un grand élan de solidarité.

Au total, 2 000 euros ont été recueillis au bénéfice de PromesseS.

Un grand merci à tous pour cette action généreuse !

 

 
Pour plus d'informations sur la politique de BNP Paribas Cardif en matière de handicap, cliquez sur l'image à droite.
 
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Les Journées de la Schizophrénie auront lieu du 17 au 24 mars 2018 sur le thème de l'intégration. Plus de 200 événements seront organisés en France, en Suisse et dans différents pays d'Afrique.

Les associations membres du Collectif schizophrénies s’associent à cette campagne, et, dès cet hiver, les bénévoles de SCHIzo'Jeun'S, Schizophrénie de l'Enfant, schizophrénie précoce, sont présents sur les marchés de Noël de Château-Gontier pour faire bouger les mentalités, en compagnie de Mademoiselle Schizophrénie, symbole de la déstigmatisation.

 

Ouest France leur a consacré un article dans son édition du dimanche 10 décembre













 




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Les « Journées de la Schizophrénie » (JDS), organisées par PromesseS et le Collectif Schizophrénies auront lieu en France dans la période du 17 au 24 mars 2018.

Elles s’articuleront autour de manifestations grand public, avec un message clair et positif pour déstigmatiser la maladie et faciliter l’accès aux soins.

Par exemple ? En organisant des concerts, expositions, événements sportifs, des campagnes de photos de la silhouette verte, emblème de ces Journées, avec des personnes célèbres ou des inconnus … 

Vous aussi, pouvez participer à cette campagne,  et lui permettre d’acquérir une plus forte visibilité.




Comment ? En vous rapprochant d’un club, ou d’une association sportive, ou culturelle de votre connaissance, et en leur proposant d’organiser un événement, aussi modeste soit-il, voire, en leur demandant de dédier aux JDS une manifestation qu’ils organiseraient de toutes façons durant cette période.

Vous pouvez vous faire une idée des événements organisés les années précédentes en consultant le site de notre partenaire, l’association suisse L’Îlot, qui organise ces journées depuis 2004 : http://www.info-schizophrenie.ch/
A voir également ci-dessous, la vidéo de recherche de partenaires/sponsors réalisée pour 2018 :

 

 

 

Nous relayons la pétition de SOS Psycophobie

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Le 30 septembre, Laurent Baffie intervient "vêtu" d'une camisole de force dans l'émission "Salut Les Terriens", sur la chaine C8.

Dans cette séquence, il revient sur la polémique suscitée par son attitude à l'égard de Nolwenn Leroy lors de l'émission précédente.

 En résumé, il explique que "C'est pas bien de tripoter une fille sans son consentement" et que "son médecin lui a prescrit de porter une camisole pour éviter de le refaire".

Cette séquence est scandaleuse et psychophobe (stigmatisante envers les personnes atteintes de troubles psychiques), pour les raisons suivantes :

- Encore une fois, la camisole de force et toute l'imagerie de la psychiatrie sont utilisées comme un ressort comique et argumentatif.

 - Encore une fois, la contention en psychiatrie est banalisée et scénarisée, alors qu'elle est une réalité douloureuse et traumatisante pour de nombreuses personnes hospitalisées, et qu'elle est pointée par de

nombreux collectifs et associations comme étant une pratique évitable et inutilement violente pour les patient.e.s.

 - Encore une fois, on tire un lien erroné et scandaleux entre le fait d'outrepasser le consentement d'une femme et "être un fou". Cette image du "fou dangereux", qui va abuser, violer, voire tuer des gens est extrêmement préjudiciable aux personnes vivant avec un trouble psychique, car elle génère une peur qui débouche sur un isolement social.

La maladie psychique n'est ni un sujet de blague, ni un ressort argumentatif. C'est un ensemble de maladies sérieuses, bien réelles, qui ont un impact important sur la vie des personnes touchées. De nombreuses personnes en meurent chaque année.

 Il ne viendrait à l'idée de personne de faire ce genre de blague ou de pirouette argumentative avec le cancer ou d'autres maladies dites "physiques", et il est plus que temps que la maladie psychique soit évoquée avec le même respect.

 

 

Cliquez ici pour signer la pétition

En outre, si vous voulez attirer doublement l'attention du CSA sur cette séquence, vous pouvez utiliser le lien suivant :
http://www.csa.fr/Services-en-ligne/Formulaire-pour-signaler-un-programme

En donnant les informations suivantes :
Votre message concerne : une émission TV en soirée
Nom du média : C8
Date de l'émission : 30.09.2017
Horaire de l'émission : 19h05 - 21h
Titre de l'émission : Salut les Terriens
Votre message : La séquence de Laurent Baffie vêtu d'une camisole de force est stigmatisante envers les personnes atteintes de troubles psychiques. Elle banalise la contention. En outre, le fait que Baffie l'utilise pour "s'empêcher d'avoir des comportements d'abuseur" donne l'image que les "fous-folles" sont dangereux.ses et violent.e.s

Dernier épisode d’un été au cours duquel la stigmatisation des personnes concernées par les troubles psychiques a été particulièrement virulante, la Une scandaleuse du dossier publié par La Provence le 5 septembre « Comment la société les gère – Les barjots, les schizos et les autres ... ». Elle a suscité de nombreuses réactions d’associations et de professionnels de santé, notamment de psychiatres, conduisant plusieurs journaux à traiter de la stigmatisation.

Quelques réactions

  •  « Maladies psychiques, la violence des stéréotypes »  publié dans La Croix du 7 septembre. Pierre Bienvault cite à cette occasion l’étude réalisée par le cabinet l’ObSoCo, mandaté par PromesseS - Lire l'article
     
  •   « La presse est-elle devenue folle ? » publié par le  JIM (Journal International de Médecine) le 8 septembre, se fait écho de l'article de La Croix - Lire l'article

 

Nicolas Rainteau, interne en psychiatrie au CHU de Montpellier, a lancé sur les réseaux sociaux une lettre ouverte très suivie sur  « la stigmatisation constante de la schizophrénie ». Son action a été relayée par :

  • Le Midi-Libre du 16 septembre, sous le titre « Coup de gueule contre les clichés de la schizophrénie » - Lire l'article
  • Le Monde qui a publié le 27 septembre sa tribune « La stigmatisation de la schizophrénie une double peine pour les malades » - Lire l'article
     
  • France Bleu Hérault le 25 septembre, émission L'invité de 7h 50 - Ecouter

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Le Collectif Schizophrénies, dont fait partie PromesseS, s’est insurgé, contre la séquence "L’asile/La cellule capitonnée" présentée cet été à l’émission Fort Boyard : entravé par une camisole de force, un candidat est enfermé dans la Cellule capitonnée du Ford, taguée de « No Future » « help », « SOS » … Pour récupérer la clé avec la bouche, il doit se contorsionner à « en devenir fou ». Madame Adeline Hazan (CGLPL) a été sollicitée ; le CSA et le Défenseur des droits ont été saisis.

Finalement, le CSA a publié  le 11 septembre une mise en garde à l’encontre de France Télévisions.

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Notre commentaire

 
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Nous sommes satisfaits que notre tribune dans le Monde, nos courriers à Mme Adeline Hazan (CGLPL) et au CSA aient enfin contribué, avec toutes les autres mobilisations d’ associations d’usagers et de proches, mais aussi de professionnels de santé, à une réaction officielle.

Nous regrettons que toutefois qu’il faille encore de nos jours « déplacer des montagnes » pour obtenir que soit reconnu « le caractère caricatural et stigmatisant à l’égard des personnes souffrant de troubles psychiatriques ou psychiques » d’une émission dite de divertissement prétendant décrire « un univers de fiction comme beaucoup d’autres » mais représentant sur le fond des situations quotidiennement vécues dans les hôpitaux en psychiatrie. Le tout sur un chaîne de service public …

 

Cette mise en garde du CSA à l’égard de France Télévisions est l’occasion de signaler l’article « Comment Fort Boyard m’a rendu fou » publié sur son blog "Comme des fous" par Joan, qui s’est lui aussi largement mobilisé tout l’été contre la séquence  de "L’asile/La cellule capitonnée"

Lire Comment l'asile de Fort Boyard m'a rendu fou

A signaler également, l’article qui lui a été consacré par Pierre Bienvault dans La Croix du 19 septembre sous le titre « Comment l’asile de Fort Boyard m’a rendu rendu fou »

« En juillet, Joan, animateur d’un blog sur la folie, a dénoncé une séquence stigmatisante dans l’émission « Fort Boyard ». Il a fini l’été hospitalisé en psychiatrie.

Pendant un mois, Joan a disparu des réseaux sociaux. Puis, la semaine dernière, cet architecte de 29 ans s’est remis devant son ordinateur pour écrire un billet sur le blog, « comme des fous », qu’il a lancé il y a presque deux ans. Un blog qu’il coanime avec d’autres personnes atteintes de troubles psychiques pour « changer les regards sur la folie ». Dans ce billet, Joan raconte une histoire douloureuse et teintée d’amertume. « Comment l’asile de Fort Boyard m’a rendu fou », écrit-il en évoquant une polémique qui a mobilisé le monde de la santé mentale durant tout l’été. »

Lire ICI la suite de l’article de La Croix

 

Suite à la parution de « Fort Boyard : la maladie mentale n’est pas un jeu », le professeur Antoine Pelissolo, chef de service à l'hôpital Henri Mondor de Créteil (Val-de-Marne), et co-signataire de cette tribune parue dans « Le Monde », déplorait sur France Info l'image très choquante véhiculée par cette émission dite de divertissement

Ecouter ici son intervention sur France Info

La Croix publie dans son édition du 22 août un article suite aux déclarations récentes de Gerard Collomb, ministre de l’Intérieur qui souhaite « mobiliser les hôpitaux psychiatriques et les psychiatres libéraux » pour identifier les individus radicalisés et « repérer l’ensemble de ces profils qui demain peuvent passer à l’acte ». Pierre Bienvault s’interroge et interroge des psychiatres sur le bienfondé des déclarations du ministre. Il donne également la parole à Bénédicte Chenu de PromesseS qui déplore cette « polémique décourageante »

Cliquez ici pour lire l'article 

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Un décret d'importance majeure pour toutes les personnes vivant avec une schizophrénie est paru au JO du 29 juillet dernier. 
Pour la 1ère fois dans un texte officiel, il est inscrit que le rétablissement est l'objectif des soins. 

Le Collectif Schizophrénies est heureux et fier d'avoir contribué à la rédaction de ce texte au sein du Conseil National de Santé Mentale et remercie tous ceux qui ont permis sa publication. 

Le travail se poursuit en vue d'obtenir maintenant que ses avancées se concrétisent sur le terrain.

Accéder au texte du décret sur legifrance.gouv.fr

Intitulée « l’Asile » la nouvelle épreuve du jeu télévisé Ford Boyard a scandalisé les familles de personnes souffrant de troubles psychiques.

Cliquez ici pour lire le témoignage  de Schizo'Jeun'S, paru dans le Maine Libre

Un collectif d'associations de malades psychiatriques va porter plainte contre France 2 à cause d'une nouvelle épreuve du jeu d'aventures

Les associationsde malades psychiatriques ne comptent pas en rester là. Indignés par la diffusion de la séquence l'Asile, de l'émission « Fort Boyard » sur France 2, un collectif de lutte contre la stigmatisation de la schizophrénie et l'Union nationale de familles et amis de personnes malades et handicapés psychiques (Unafam) s'apprêtent à déposer plainte pour « injures publiques » et « discrimination ».

La nouvelle épreuve du jeu télé a été diffusée, pour la première fois, le 24 juin. Pour pénétrer dans l'Asile, le candidat doit enfiler une camisole de force, remis par l'animateur Passe-Muraille, rebaptisé Docteur Muraille. Il s'adosse ensuite à une porte à bascule automatique avant d'arriver dans une pièce capitonnée aux allures de chambre d'isolement d'un hôpital psychiatrique. Le candidat atterrit sur un matelas sommaire jonchant le sol à côté de toilettes et d'un seau. Sur les murs, éclairés par une lumière aveuglante, des mots anxiogène ont été tagués : « Why ? », « Help », « SOS », filmé par une caméra. Et des bruits de cris en fond sonore alimentent l'ambiance anxiogène. Pour sortir de la pièce et gagner l'épreuve, le candidat, les bras immobilisés, doit se secouer pour faire tomber des boules collées à sa camisole. Une fois sur le sol, il les récupère avec la bouche.

Lire les témoignages de Bénédicte Chenu de PromesseS et de Béatrice Borel, présidente de  l’UNAFAM sur le site du Parisien

Le Collectif Schizophrénies, associé à d’autres associations d’usagers, a publié, avec le soutien de professionnels de santé, une tribune dans « Le Monde » au sujet de l’épreuve « La cellule capitonnée » de Fort Boyard.

Tribune. Depuis le 24 juin, l’émission « Fort Boyard » diffuse une ­séquence intitulée « L’asile », rebaptisée « La cellule capitonnée » : dans ce jeu, le candidat, d’abord entravé par une camisole de force, est enfermé dans une salle capitonnée sans porte de sortie, sous des caméras de surveillance. Il doit se secouer et se contorsionner, à « en devenir fou », pour ­reprendre les termes de la production.

Pourquoi, alors que cette séquence bouleverse tant de téléspectateurs, de personnes concernées, familles, proches et professionnels de santé, la ­direction de France 2 n’envisage-t-elle pas une seconde sa suppression ?

Pourquoi, alors qu’un colloque, « Handicaps et médias », était organisé dans les locaux de France Télévisions, cinq jours après sa première diffusion, en présence de Delphine Ernotte et de représentants du ministère de la culture, du secrétariat d’Etat chargé des personnes handicapées, du Conseil supérieur de l’audiovisuel, n’avons-nous encore entendu aucune voix s’élever contre cette épreuve qui stigmatise la maladie et le handicap psychique ?

Comment est-il possible que des responsables chargés de programmes de divertissement aient pu, en conscience, valider un tel scénario ? Comment un service public censé être ­vigilant sur les risques de discriminations, racismes et atteintes à la dignité des personnes peut-il être aussi loin de la société ? « Fort Boyard » aurait-il enfermé des candidats ayant eu une autre pathologie ou handicap ?

« Quel est le message adressé aux jeunes qui n’osent pas consulter du fait des représentations désastreuses des troubles psychiques dans la société ? »

Pourquoi conforter auprès du grand public des fantasmes de « fou ridicule » ? Selon toutes les études, la stigmatisation est la première cause de souffrance, de retard de soins et d’exclusion des personnes touchées par des troubles psychiques. Pourquoi alimenter une nouvelle fois les pires clichés sur les...

Lire la suite ICI

Les signataires

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Signataires-2
 
 

Evandelia Valladier (Psychologue clinicienne, hôpital Louis Mourier à Colombes), Olivier Canceil (Psychiatre, Chef de Pôle EPS Maison Blanche) Alain Moreau (Cadre de santé, Clinique MGEN Reuil-Malmaison ) animateurs du réseau Profamille ainsi que Marie-Hélène Taieb (PromesseS) participaient ce mercredi 28 juin à l’émission Les Témoins d’Outre-Mer sur France Ô, consacrée à Profamille et la schizophrénie.

Pour réécouter « Schizophrénie : une nouvelle approche porteuse d’espoir », cliquer sur ce lien

Pour en savoir plus sur Profamille, cliquez ici

Pour trouver votre contact sur la carte des centres Profamille, cliquez ici

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On en apprend de belles ! Il paraît que l’émission Fort Boyard sur France 2 propose en 2017 une nouvelle épreuve intitulée « L’asile », pour s’amuser comme des fous !!

« En passant la porte d'entrée du Boyard Psychiatric Hospital, le candidat se retrouve dans un sas, où Passe-Muraille lui enfile une camisole de force. Sur le vêtement sont accrochées plusieurs petites balles blanches et rouges.  Après cette étape, le candidat se positionne sur une porte à bascule automatique, qui l'envoie directement dans une salle capitonnée fortement éclairée, avec uniquement des caméras de surveillance …

Pour ressortir de la salle capitonnée et récupérer la clé dans la première partie de la cellule, le candidat doit se secouer, se contorsionner et se frotter contre les murs, afin de décrocher (sans les mains évidemment) les 4 balles rouges présentes sur sa camisole .…

Mais dans cette salle capitonnée sans porte de sortie, les candidats deviennent fous rapidement ! Pour compliquer la tâche, l'ensemble la cellule tourne sur elle-même. Le candidat se retrouve à marcher sur les murs ou au plafond !.. »

Voici une émission vraiment comique qu’il faudrait absolument recommander aux hôpitaux psychiatriques et aux salles d’attente des CMP, ou des cabinets de psychiatres.

Cela plaira certainement beaucoup aux personnes qui un jour sont arrivées en urgence dans les lieux de soins.

Ceux à qui on a fait enfiler, après les avoir plaqués au sol, une camisole de force pour pouvoir les attacher plus facilement dans une chambre d’isolement vont certainement apprécier de pouvoir revivre cette expérience si drôle et qui leur a certainement beaucoup apporté : confiance dans l’hôpital et dans les personnes chargées des soins, envie d’accepter des traitements avec un début si prometteur, espoir dans la vie …

Ah oui c’est sportif ! vont-ils penser en regardant les candidats se débattre dans la  cellule 120 de Fort Boyard  …

C’est « excellent » aussi pour les jeunes fragiles, qui devraient consulter mais n’osent pas car les troubles psychiques ont une si mauvaise image dans la société qu’ils préfèrent supporter leur mal-être … (5 à 7 ans de retard pour le diagnostic de schizophrénie par exemple, une perte de chance inestimable pour préserver la vie de ces jeunes et sauvegarder leur évolution, leur environnement social et leurs perspectives d’avenir.)

Certains producteurs de télévision ne manquent pas de sens de l’humour ! Ils savent sans doute que ce qu’on appelle joliment « L’isolement thérapeutique » est en augmentation en France.

Ce serait super drôle aussi pour 2018 de proposer aux téléspectateurs une salle d’opération avec une personne qui se débat pour survivre à un infarctus ou une réduction de fracture déplacée du tibia (sans anesthésie bien sûr !) … Et puis il y a encore plein d’autres sujets liés à la santé ou au corps humain … Alors on pourrait changer le titre de l’émission et l’appeler Fort Boyaux …

Au fait, pourquoi ne pas les donner à manger aux lions ?


PromesseS

Le Professeur Jean-Pierre Olié et le Professeur Marie-Odile Krebs s'expriment suite à la publication de la tribune du Collectif Schizophrénie dans Le Monde du 14 juin 2017.

"La Tribune parue le 14 juin dans Le Monde sous le titre « La santé mentale une chose trop grave pour être confiée aux seuls psychiatres » doit retenir l'attention de tous : en raison des dépenses engagées (près de 20 milliards d'euros) et de la critique émise sur la réponse sanitaire et médico-sociale offerte dans notre pays. Sans oublier bien sûr l'impact des souffrances psychiques des personnes malades pour elles et leurs familles."

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